Stade Français: Ewen McKenzie, le bouc-émissaire

A. Pa.

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La venue de l'entraîneur Ewen McKenzie au Stade Français en 2008-09 sera un "choc culturel" enrichissant, estime le président Max Guazzini, confirmant que Fabrice Landreau sera du staff, avec un entraîneur des arrières qu'il "souhaite" du club, perche tendue à Christophe Dominici.
La venue de l'entraîneur Ewen McKenzie au Stade Français en 2008-09 sera un "choc culturel" enrichissant, estime le président Max Guazzini, confirmant que Fabrice Landreau sera du staff, avec un entraîneur des arrières qu'il "souhaite" du club, perche tendue à Christophe Dominici. — Brendon O'hagan AFP
Viré mardi, l’Australien ne mâche plus ses mots. Désabusé et un brin déçu, il clame haut et fort son statut de bouc-émissaire. «Cela fait douze ans que j'exerce le métier d'entraîneur et c'est la première fois que je ne vais pas au bout d'un contrat, lâche McKenzie pour Rugbyrama. Le Stade français est un club particulier. Cela fait partie du job. Lorsque les résultats ne sont pas là, il faut un responsable. En tant que manager, c'est normal que cela tombe sur moi. Même si je pense que les responsabilités sont partagées.» Et sa relation avec Christophe Dominici n’a pas arrangé ses intérêts. «Elle est compliquée la première saison. L'an passé, il y avait trop d'intermédiaires entre nous. Cela ajoutait à la confusion.»

Entraîner un club comme le Stade Français reste un boulot très particulier. «Le marketing autour de l'équipe est aussi important que ses résultats, regrette l’ex-manager parisien. Il est évident qu'il y avait un problème de philosophie entre le club et moi. Je n'ai, par exemple jamais, compris pourquoi on fermait les entrainements aux médias.» Si la communication ne passait plus avec certains joueurs, Ewen McKenzie ne compte pas en rester là. «Avant d’aller retrouver les miens Australie, je voudrais voir quelques joueurs, même si c'est délicat. Je ne le ferai pas de façon formelle. Je ne veux pas être envahissant. Mais il y a des joueurs que j'ai fait venir à Paris et je me sens désolé pour eux.»