Raymond Domenech: «Cela ne sert à rien d'avoir des regrets sur le passé»

FOOT Le sélectionneur français un peu moins en verve que d’habitude à la veille de Serbie-France...

Propos recueillis par Pierre Koetschet

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Le sélectionneur de l'équipe de France, Raymond Domenech, lors d'une conférence de presse à Kaunas le 27 mars 2009.
Le sélectionneur de l'équipe de France, Raymond Domenech, lors d'une conférence de presse à Kaunas le 27 mars 2009. — I.Kalnins/REUTERS
De notre envoyé spécial à Belgrade
 

Dans une atmosphère surréaliste, Raymond Domenech a finalement pris la parole. Souvent agacé, parfois mordant, mais sans plus, un Raymond Domenech en petite forme.

 

Raymond, êtes-vous affecté par l’article paru dans l’édition de lundi du Parisien?

Je vous répète depuis 2004 que je n’ai pas l’habitude de commenter les mensonges qui sortent dans la presse. On joue une qualification à la coupe du monde pour vous emmener tous en Afrique du sud. Je parle du match de la Serbie. Le reste, vous en faites ce que vous voulez,  cela vous appartient.
 
 
Allez-vous vous satisfaire d’un point?

Je vais me satisfaire d’un bon match.
 
C’est l’objectif?

L’objectif, c’est de confirmer. Après on sait très bien qu’un résultat dépend de tellement de choses, même quand on fait tout ce qu’il faut. On est capable de belles choses et on a envie de le montrer. Après, le résultat, il sera ce qu’il sera. 

Est-ce que l’équipe de France a suffisamment de caractère pour résister à la pression?

Je suis complètement d’accord avec Titi: tous les matchs sont des matchs de haut niveau. Il faut se mettre au niveau des circonstances, sur un terrain.

Faut-il s’attendre à de petites retouches ou de profonds changements dans la composition d’équipe?

On verra ça demain.
 
Est-ce que Franck Ribéry peut débuter?
 
Tout est possible.
 
Est-ce que la perte de deux points peut changer la psychologie d’un groupe?

Non, tout se joue sur un match. Je vais répondre bêtement, mais on le fait match après match. Cela ne sert à rien de faire des projections sur l’avenir ou d’avoir des regrets sur le passé. 

Ca vous amuse ou cela vous énerve ce contexte?

Ni l’un ni l’autre. Je travaille pour préparer l’équipe. Les états d’âme ne font pas partie de mon travail.

L’année dernière, vous aviez parlé de guillotine, avec des mots assez durs, est-ce que vous pourriez dire la même chose aujourd’hui?

Avec l’âge on apprend.