Le renouveau serbe

FOOT L'équipe serbe n'a plus grand-chose à voir avec la sélection battue par la France il y a un an...

Pierre Koetschet

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Le Serbe, Milan Jovanovic,  à la lutte avec le Sud-Africain, Mcbeth Sibaya, lors d'un match amical à Pretoria, le 12 août 2009. 
Le Serbe, Milan Jovanovic,  à la lutte avec le Sud-Africain, Mcbeth Sibaya, lors d'un match amical à Pretoria, le 12 août 2009.  — Reuters

 

De notre envoyé spécial à Belgrade
 

Attention danger. Comme en septembre dernier la France et Raymond Domenech jouent leur tête face à la Serbie. Mais un an après, l’adversaire des Bleus n’a plus grand-chose à voir avec la sélection qui s’était naïvement laissée dominer au stade de France.

 

>> Suivez Serbie-France en live comme-à-la-maison sur 20minutes.fr mercredi, à partir de 20h45. Occupez vous des chips et de la bière, les 52.000 spectateurs du Marakana et nous, on gère l’ambiance…

 

Un renouveau qui tient à un homme, Radomir Antic, nommé en août 2008 pour redresser la barre d’une sélection absente des compétitions internationales depuis un cinglant 6-0 à la Coupe du monde 2006.  Expérimenté (il est passé par le Barça, le Real et surtout l’Atletico Madrid), l’ancien joueur du Partizan Belgrade est un bon technicien, mais surtout un meneur d’hommes hors pair, capable de tirer le meilleur de chaque joueur.

 
«Nous méritons notre première place» 
 

Et comme ces derniers évoluent dans les plus grands clubs du monde (Vidic à Manchester United, ivanovic à Chelsea, Stankovic à l’Inter Milan), cela donne une sélection qui reste sur cinq victoires de rang, et ne doute plus de grand-chose. «Nos succès nous ont permis de prendre confiance et de croire en nos possibilités, assure le pilier de la défense Nemanja Vidic. Sans vouloir manquer de respect aux autres nations, nous méritons notre première place.»

 

Les Français vont avoir d’autant plus de mal à déboulonner la Serbie que par rapport au match aller, celle-ci peut à nouveau compter sur son maître à jouer, Dejan Stankovic, sorti sur blessure au bout de 5 minutes de jeu au stade de France. Il annonce déjà une chaude réception: «La dernière fois, nous les avions trop respecté.» Le capitaine serbe l’assure, le match de mercredi soir est l’une des rencontres les plus importantes de sa carrière. Pour les Bleus et Domenech aussi, finalement. Comme il y a un an.