« Si je peux susciter des vocations, c'est top »

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Vous partez vendredi pour la Transat 6.50, qui relie La Rochelle à Salvador De Bahia, au Brésil. Quelles sont vos ambitions ?

Ce serait déjà bien d'arriver à Bahia et de ne pas casser mon bateau [un mini 6.50 prototype]. Après, j'aimerais bien gagner ou au moins faire un podium.

Peu de Nordistes réussissent en voile, comment l'expliquez-vous ?

Déjà, on n'est pas nombreux dans la région par rapport à la Bretagne, qui est une vraie terre de marins. Et puis, les plans d'eau ne sont pas très adaptés à la course au large. Même si à Dunkerque, les conditions sont bonnes, la Mecque de la voile pour l'entraînement reste la Bretagne. C'est pour ça que je vis à Lorient une partie de l'année.

Dans une région où la voile est peu médiatique, comment fait-on pour monter un projet de course au large ?

Ce n'est pas facile de convaincre des sponsors, surtout que cette transat n'est pas aussi populaire que le Vendée Globe. En plus, la voile est moins porteuse que le foot, qui a quatre clubs en L 1 dans la région. Mais, comme il n'y a pas beaucoup de skippers dans le Nord, on va peut-être plus parler de mon projet.

A 28 ans, vous être devenu le porte-drapeau de la voile dans la région...

Ce n'est pas mon objectif. Mais si je peux susciter des vocations et donner envie à des gens de se lancer dans la course au large, c'est top. W

Recueilli par F. L.