Equipe de france: Pourquoi ça ne rentre pas?

FOOTBALL Incapables de concrétiser leurs occasions, les Bleus font du sur place...

R.S.

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Les attaquants de l'équipe de France, Thierry Henry et Karim Benzema, lors du match France - Roumanie, le 5 septembre 2009 au Stade de France.
Les attaquants de l'équipe de France, Thierry Henry et Karim Benzema, lors du match France - Roumanie, le 5 septembre 2009 au Stade de France. — B.Tessier/REUTERS

Pour une fois, le responsable est en partie identifié. Danut Coman, l’homme qui enchaîne les parades en pantalon de survêtement sur la pelouse du stade de France n’est pas étranger au manque de réussite des attaquants bleus samedi soir (1-1). «J’ai vu un gardien qui a fait son match, mais pas d’occasion  vendangées», se défend Thierry Henry, l’unique buteur tricolore.

Vu le nombre d’occasions franches accumulées par les Bleus, l’attaquant du Barça aurait pu célébrer d’autres buts avec ses coéquipiers. Il aurait dû. Mais depuis sept matchs, cette équipe marque au compte-gouttes. Quatre buts recensés seulement, soit onze mois de service minimum en attaque. Avec un tel ratio, difficile de gagner des matchs.

Benzema assume


Raymond Domenech n’a d’ailleurs jamais esquivé le problème. Il est simplement incapable de l’expliquer. «Je me dis il y a la malchance, pas de la maladresse, mais ce petit truc qui fait qu'on la met au fond ou pas. En ce moment, ça ne roule pas trop pour nous.» La guigne a donc bon dos. Dans le trident offensif titularisé samedi soir, Henry-Gignac-Anelka, on se réfugie derrière cette barre transversale touchée par Henry et cette animation offensive louée de toute part. Seul Karim Benzema, entré en jeu à vingt minutes de la fin sur la pointe des pieds, tente une remise en question: «Je crois que ça vient de nous, peut-être qu'on ne travaille pas assez. Il faut qu'on travaille plus la finition, le jeu devant le but, pour tous les attaquants.»

«Quand on ne marque pas, le doute s'installe dans les actions suivantes», enchaîne Yoann Gourcuff, qui a laissé un grand nombre de ballons transiter par les côtés. A la réception des centres, les défenseurs roumains ont d’ailleurs souvent pris le dessus sur les attaquants bleus. Autre piste avancée, le manque de stabilité dans l’animation offensive. Les joueurs passent mais les ballons n’entrent pas. Pour le moment cette carence en but plombe le bilan comptable des Bleus. Pour une équipe qui prépare un déplacement en Serbie, mercredi, et pourrait jouer sa place au Mondial en barrage, il ne faudrait pas qu’elle devienne rédhibitoire.