Le Stade, leader dans la douleur

Nicolas Stival

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Shaun Sowerby plaqué par le Bayonnais Guillaume Bernad, hier soir à Toulouse.
Shaun Sowerby plaqué par le Bayonnais Guillaume Bernad, hier soir à Toulouse. — P. PAVANI / AFP

Le Stade Toulousain avait fait de la rencontre à domicile d'hier soir face à Bayonne la priorité de sa riche semaine de Top 14. Il a pourtant cru revivre le cauchemar de la saison 2005-2006 (défaite, 13-19). Déjà battus samedi à Perpignan (17-16), les Rouge et Noir n'ont finalement pas concédé un deuxième revers avant d'aller dimanche à Clermont. Ils ont même pris la tête du Top 14 après quatre journées, ex aequo avec Toulon, vainqueur des Auvergnats (26-21).

Mais le (mauvais coup) est passé près, par la faute d'un ancien de la maison, le centre Lionel Mazars. Après avoir contré un coup de pied d'Elissalde et servi Bolavocu sur le premier essai bayonnais (3-7, 16e), le joueur formé à Toulouse interceptait juste avant la mi-temps une passe de Michalak pour filer entre les poteaux (6-14, 40e). Cependant, les entrées de Servat, Albacete, Kelleher (51e) puis de Clerc (52e), combinées à l'expulsion temporaire du 2e ligne bayonnais Linde (56e), provoquaient la perte des Basques. En infériorité numérique, ils concédaient un essai de pénalisation sur une mêlée enfoncée (13-14, 57e), une pénalité de Michalak (16-14, 67e), puis une réalisation en coin de Sowerby (21-14, 71e). Bousculés, les Toulousains ont réussi malgré tout à conserver un succès (21-17) beaucoup plus pénible qu'attendu. W