« Le FCN n'est pas une régression pour moi »

David Phelippeau

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Monsef Zerka a passé huit saisons professionnelles et onze en formation avec Nancy. Il a signé pour deux ans avec Nantes.
Monsef Zerka a passé huit saisons professionnelles et onze en formation avec Nancy. Il a signé pour deux ans avec Nantes. — J.-S. EVRARD / 20 MINUTES

Son fameux « Z » est resté lettre morte depuis le 4 décembre 2008. C'était en Coupe d'Europe, lors d'une défaite de Nancy contre le Spartak Moscou (3-4). Dès la 4e minute, Monsef Zerka avait marqué un but et, comme à chaque réalisation, l'avait signé d'un « Z » qui veut dire... Zerka. La suite sera moins glorieuse. Le Marocain se morfond sur le banc. Et se répand dans la presse : « J'ai disparu depuis un bon moment de la circulation, remarque-t-il, le 11 mars dernier, dans Le Républicain Lorrain. On ne me fait pas confiance. En ce moment, je suis la dernière roue du carrosse, on ne m'appelle que lorsque ça se passe mal. Ma disparition de l'équipe est un grand mystère, mais ça va se régler en fin de saison... » Six mois plus tard, Zerka (28 ans) rompt son contrat avec Nancy et signe au FC Nantes pour deux saisons. Hier, l'ancienne coqueluche lorraine s'est exprimée devant la presse. Avec franchise, mais aussi retenue à l'évocation de certains sujets sensibles.

Pourquoi avoir choisi le FC Nantes ?

Monsef Zerka : Nantes, c'est un grand passé, un super challenge... Je suis là pour retrouver la Ligue 1 très vite. La place du FCN est dans l'élite. En Lorraine, j'avais fait le tour de la question. J'y ai passé plus de dix ans. Nancy est un club formateur, un tremplin pour réussir autre part. Il était temps pour moi d'aller voir ailleurs.

N'est-ce pas trop dur de passer de la Ligue 1 à la Ligue 2 ?

Non. Si le PSG descend en Ligue 2, vous connaissez beaucoup de joueurs qui refuseraient d'y aller ? Nantes est un grand club, comme Paris. J'ai longtemps connu la Ligue 2 avec Nancy. Le FCN n'est pas une régression pour moi.

Pourquoi un départ aussi brutal de Nancy ?

Je ne veux pas m'étaler sur ce qui a compliqué les choses. Nancy, c'est le passé. J'y ai passé huit saisons en pro et onze avec la formation. J'ai connu de bons moments et d'autres plus tristes. C'est dommage que ça se finisse comme ça. Il a fallu que je bataille pour être libre de tout contrat [il lui restait un an]. La saison dernière, certaines personnes n'ont pas été honnêtes avec moi. On m'a fait croire qu'on allait me faire confiance. Ça n'a pas été le cas. C'était une saison bizarre pour moi. Je ne pense pourtant pas avoir causé du tort au club. J'ai toujours mouillé le maillot, toujours tout donné pour Nancy !

Votre grave blessure a-t-elle été un tournant dans votre carrière ?

C'est un mauvais souvenir. C'était en janvier 2007 contre Lens. Ça m'a stoppé dans mon élan. Au bout de trois secondes de jeu, sur un ballon en retrait d'un Nordiste vers Seydou Keita, je le devance. Il me prend la jambe. Je n'ai pas besoin d'expliquer la suite. J'ai eu une double fracture tibia péroné. J'ai été arrêté pendant sept mois.

Quel est votre poste exact ?

En formation, j'étais milieu de terrain, plutôt offensif. Et puis, en CFA, parce que la priorité était de faire jouer des jeunes pros, on m'a mis latéral. J'attaquais davantage que je ne défendais. Donc, je suis plutôt un offensif. J'aime jouer avec un attaquant en 4-4-2 ou en pointe en 4-3-3. W