Le FCN grimpe mais ne brille pas

David Phelippeau

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Djamel Abdoun est un des rares Nantais capables de faire la différence.
Djamel Abdoun est un des rares Nantais capables de faire la différence. — POL EMILE / SIPA

Un nul, trois victoires et une défaite. C'est le bilan du FC Nantes après cinq journées de Ligue 2. Mais c'est également celui des Canaris de Michel Der Zakarian il y a deux ans au même stade de la compétition. Le mimétisme n'est toutefois pas seulement comptable. A l'instar de la formation cornaquée par Der Zakarian, le FCN de Rohr gagne pour l'heure sans toujours convaincre. Il profite davantage des erreurs et des errances des autres équipes qu'il ne crée de décalages. Le talent de quelques Canaris compense l'incurie d'autres. Les facilités techniques d'un Ivan Klasnic et la vitesse d'un Djamel Abdoun (beaucoup moins flagrantes en L1 !) tranchent avec le niveau médiocre de la L2.

« C'est injuste de dire ça, s'insurge l'entraîneur Gernot Rohr. C'est dévaloriser le travail des autres joueurs que d'affirmer ça. S'ils font la différence, c'est grâce aux autres. » Et pour justifier l'indigence épisodique du jeu proposé lundi soir, le successeur de Baup évoque à raison « le contexte de fin de mercato », « les absences » ou encore « un adversaire coriace ». « Il ne fallait pas s'attendre à un jeu bien léché, poursuit Rohr. On n'est pas là pour ça ! Nous, on est là pour monter dans l'élite, même si c'est mieux de le faire en jouant bien. » En attendant, ce FC Nantes version 2008-2009 donne l'impression d'être taillé pour la L2... et donc pour réaliser l'objectif fixé par les dirigeants nantais. W