Lensois et Rennais partagent aussi les regrets

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Le Lensois, Kévin Monnet-Paquet.
Le Lensois, Kévin Monnet-Paquet. — B. CHIBANE / SIPA

Samedi soir à Bollaert, après un match nul (2-2) entre Lensois et Rennais, c'est en conférence de presse qu'est venue la plus grosse surprise : des deux entraîneurs, ce n'est pas Frédéric Antonetti qui est le plus grossièrement tombé dans l'exagération. L'entraîneur breton venait pourtant de lâcher une petite bombe. « Si tout avait été parfait, ça faisait 0-5 à la mi-temps. » Quelques minutes plus tôt, Jean-Guy Wallemme avait quant à lui assuré que « les trois points n'auraient pas été immérités ». Le plus chauvin de tous les supporters artésiens ne peut pourtant pas nier l'évidence. Si Rennes avait concrétisé la moitié de ses occasions avant le repos, le Racing n'aurait jamais survécu aux vingt premières minutes.

A la pause, le score était pourtant de 1-1, grâce à un penalty transformé par Demont, alors que Bangoura avait ouvert le score dès la 4e minute. Ce fut un poil moins dur en 2e période. Mais quand l'arbitre assistant annonça quatre minutes de temps additionnel, c'est bien Lens qui était devant, grâce à une tête de Jemaa (2-1, 73e). Pour en arriver là, le Racing a eu le sang très chaud pour étaler une grosse solidarité collective, et autant de sang froid pour faire parler une efficacité presque insolente. « On s'est bagarré de façon extraordinaire », louange Jean-Guy Wallemme. Ça n'a pas empêché Gyan d'égaliser dans les arrêts de jeu. Mais ça permet tout de même au promu d'être assis sur sept points après quatre journées. W

A. M.