Kombouaré mate son ex

FOOTBALL De retour à Valenciennes, son ancien club, il a emmené le PSG vers sa première victoire de la saison à l’extérieur (2-3)...

A Valenciennes, Antoine Maes

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Ancien défenseur du PSG, Kombouaré pourrait bientôt entrainer le club de la capitale.
Ancien défenseur du PSG, Kombouaré pourrait bientôt entrainer le club de la capitale. — POL EMILE / SIPA

Dans un coin de sa tête, le Kanak regrette peut-être d’avoir mis son ancien club dans une vilaine position. Mais Antoine Kombouaré a beau avoir la défaite en horreur, on n’efface pas quatre années dans le Hainaut en une seule soirée. «Je suis heureux et triste en même temps. Heureux d’avoir gagné, mais triste de voir Valenciennes dans la zone rouge».

C’est la seule tâche de cette rencontre : sans Kombouaré, le VAFC n’a toujours pas gagné. Mais a conservé une vieille habitude : celle de subir des vagues continues de blessures (Penneteau, Saez, Pujol, Tafael…). «On va coincer le chat noir dans un couloir» promet Philippe Montanier.

L’état de grâce

A Paris, Kombouaré a enfermé la bestiole dans un placard fermé à double-tour. Son équipe a encore montré trois buts, Guillaume Hoarau est entré en jeu, Grégory Coupet a été souverain et Mevlut Erding continue de monter en puissance.

Bilan du Franco-turc à Nungesser : une passe décisive pour Peguy Luyindula après un splendide une-deux en pleine surface (0-1, 34e). Et un but d’opportuniste pour alourdir le tableau d’affichage (0-2, 56e). « C’est un énorme début. Si on m’avait dit qu’on aurait sept points en trois matchs, j’aurai signé tout de suite. Ca permet de bosser dans la sérénité » souffle le coach parisien. Et au PSG, ça n’a rien de courant.

Une machine encore imparfaite

Car du boulot, « AK » en a pas mal. « J’aurai aimé plus de maîtrise, plus de sérénité, plus de force mentale, notamment quand Valenciennes a poussé » explique le Néo-Calédonien. Pour le moment, c’est donc sa défense qui le tracasse. « On a vu un grand PSG… offensivement. Mais on a mal défendu, et toute l’équipe » accuse le coach.

Dans le Nord, les buts locaux sont tout de même venus d’un coup-franc accordé gentiment à Tiéné (1-2, 58e), et d’une frappe lointaine mais splendide de Mater dans les arrêts de jeu (1-3, 91e). C’est collectivement que le bateau a parfois tangué, devant la fougue nordiste. Mais avoir une marge de progression après seulement trois matchs de championnat, ça n’a rien de plus normal.