La commission de discipline de la LFP a un programme très chargé, jeudi, avec l'audition de dirigeants du Paris SG dans le cadre de l'affaire de la banderole anti-Ch'tis, la convocation de Johan Micoud pour une simulation lors de Bordeaux-Nancy et l'examen du cas Kombouaré après sa 3e exclusion en un an.
La commission de discipline de la LFP a un programme très chargé, jeudi, avec l'audition de dirigeants du Paris SG dans le cadre de l'affaire de la banderole anti-Ch'tis, la convocation de Johan Micoud pour une simulation lors de Bordeaux-Nancy et l'examen du cas Kombouaré après sa 3e exclusion en un an. — Jean-Christophe Verhaegen AFP/Archives

FOOTBALL

Valenciennes-PSG: Antoine Kombouaré revient chez lui

Samedi soir, l’entraîneur parisien va retrouver son ancien club…

En quatre saisons à Valenciennes, Antoine Kombouaré a fait monter le club en L1, l’a maintenu, puis a impulsé la construction d’un stade, d’un centre d’entraînement et d’un centre de formation. Samedi soir, il revient à Nungesser, avec le blason du PSG cousu sur son costume.
 

Il a recruté les trois-quarts du VAFC
 

Deux petits mois après le départ du Kanak pour la capitale, le sillon qu’il a creusé dans le Hainaut est loin d’avoir été effacé. Son héritage le plus direct au VAFC? «Tous les joueurs qu’il a recrutés», estime Nicolas Penneteau, qui ne sera pas sur le terrain samedi à cause d’une rupture des ligaments antérieurs du genou. Lui, tout comme Rudy Mater, Jose Saez, Rafael, Milan Bisevac, Carlos Sanchez, Grégory Pujol, Johan Audel, Gaël Danic ou Siaka Tiéné étaient les hommes de base du système Kombouaré. «Je ne pense pas que ce soit un avantage particulier pour lui de connaître aussi bien ces joueurs. Et je reste persuadé qu’Antoine ne marquera pas samedi d’une tête rageuse comme contre le Real Madrid», sourit l’entraîneur du VAFC Philippe Montanier.
 

Ils l’appellent encore «coach»
 

Ceux qui ont connu «AK» comme entraîneur l’appellent encore «coach», à l’image de Rudi Mater. Mais, comme Antoine Kombouaré l’a rabâché à ses troupes pendant quatre saisons, respecter l’adversaire, c’est surtout lui rentrer dedans. L’exemple parfait, c’est ce Valenciennes-Paris de la fin de saison passée. Les Nordistes doivent gagner pour se maintenir, les Parisiens pour voir l’Europe. Mais Kombouaré est déjà annoncé sur le banc du Parc. «Dans la semaine, on s’était dit qu’il allait faire des choix d’équipe bizarre. On savait tous qu’il partirait à Paris. Et puis non, il a fait un discours fort, on a gagné, et il est parti», se souvient Rudi Mater. Et le Kanak a aussi respecté sa parole de ne pas venir piller les perles du vestiaire nordiste, à l’image de Milan Bisevac, finalement nommé capitaine… du VAFC.
 

Montanier veut le battre au scrabble

 

L’ancien coach de Boulogne a passé sa semaine à déminer le terrain. Il veut désamorcer la charge émotionnelle de cette rencontre. «Il faut plutôt faire attention à Stéphane Sessegnon, Guillaume Hoarau, Ludovic Giuky, Claude Makelele…», insiste Philippe Montanier. D’autant que pour le moment, son VAFC 2.0, réarticulé en 4-3-3, n’a pas encore récolté le moindre point. «Je reconnais que le symbole est fort. Mais on veut avant tout gagner», retient Montanier. Ses joueurs doivent aussi digérer un nouveau management. D’un entraîneur réputé «caractériel» selon Mater, ils sont passés à un technicien plus placide. «Cela a nécessité quelques réglages», avoue Penneteau. Une victoire sur le PSG pour tuer le père? «Non, souffle Montanier. Avec Antoine, on partage les mêmes valeurs. Et dans un club, on succède toujours à quelqu’un, et on précède toujours quelqu’un d’autre. A la limite, le battre au scrabble, pourquoi pas…», s’amuse le nouveau maître du Mont-Houy. On n’est pourtant pas loin de penser que les Nordistes, une victoire compterait double.