Enfin l'heure de Coralie Balmy?

NATATION La Française vise un premier podium mondial, dimanche, sur 400m, à Rome...

Romain Scotto

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La nageuse française Coralie Balmy, lors des championnats de France de Montpellier, le 24 mai 2009.
La nageuse française Coralie Balmy, lors des championnats de France de Montpellier, le 24 mai 2009. — J.-P.Pelissier/REUTERS
De notre envoyé spécial à Rome,

La passation de pouvoir a eu lieu il y a un peu plus d'un an. Dans le bassin de Dunkerque, à l'occasion des championnats de France. Coralie Balmy, la petite toulousaine qui monte derrière Laure Manaudou, prend pour la première fois l'ascendant sur une championne en perdition. Les trajectoires se croisent. Celle qui a grandit dans l'ombre de la star s'affirme alors comme la meilleure nageuse française, détentrice un peu plus tard d'un premier record du monde (en petit bassin), mais toujours pas d'un titre majeur.

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La Martiniquaise n'en fait pas une affaire d'Etat. A 22 ans, Balmy préfère relativiser et se dire qu'à Rome, «elle ne peut pas perdre grand chose.» Ses chronos la placent pourtant parmi les meilleures sur toutes les distances où elle s'aligne (200m, 400m et 800m). Sans jamais prononcer un mot plus haut que l'autre, la jeune fille se sait de plus en plus observée. Sa relation avec Alain Bernard n'y est pas étrangère, ce qui a le dont d'inquiéter Frédéric Barale, son coach, hérissé à l'idée de la voir piégée dans les gazettes people.

Enchaîner les courses

«C'est moi qui ait pris la décision de changer de structure et d'aller entraîner à Antibes (où Balmy rejoindra son compagnon à la rentrée). Je voulais quitter Toulouse. Je n'avais pas 50.000 solutions pour trouver des gens avec qui je m'entends bien, j'ai un sale caractère. La première personne à qui j'en ai parlé c'est Coralie. Elle m'a dit où? Antibes. Elle m'a dit quand est ce qu'on part? Voilà. L'annonce de ce départ, c'était trop people.»

Pour Barale, la nageuse a d'autres défis à relever. A Rome, elle doit supporter l'enchaînement des courses, en plus de la concurrence incarnée par une vieille connaissance du clan tricolore, Federica Pellegrini. «L'accumulation des course, je n'y ai pas pensé à l'entraînement. Je me dis que j'ai plusieurs chances, comme ça.» Son coach ne l'a d'ailleurs pas vraiment ménagée avant ces Mondiaux.

Début juin, la nageuse du Toec a vécu la période de travail la plus intensive de sa saison. «Avec un gros volume de musculation, de l'endurance et de la force», précise Barale. Des efforts qui lui ont valu une petite tendinite à l'épaule droite. «Mais ça va je suis sortie vivante», souffle Balmy, sans vouloir fâcher celui qui l'entraîne. Si elle peut contrarier les autres, ce sera juste dans l'eau.