Affaire Gasquet: l'avocat de Pamela s'explique pour 20minutes.fr

TENNIS Elle porte plainte et demande de nouveaux tests capillaires...

Alexandra Patard

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Le tennisman français Richard Gasquet, lors d'une conférence de presse à Roland-Garros en mai 2008.
Le tennisman français Richard Gasquet, lors d'une conférence de presse à Roland-Garros en mai 2008. — B.Teissier/REUTERS

Richard Gasquet n'est peut-être pas tiré d'affaire. Le joueur est autorisé à rejouer au tennis, après deux mois et demi de suspension pour avoir été contrôlé positif à la cocaïne. Pamela D., la jeune femme qui accompagnait le Français au Set à Miami lors de la fameuse soirée du 27 mars, en présence de Bob Sinclar, n'entend pas en rester là. Celle qui, ce soir-là, avait échangé quelques «galoches» avec Gasquet (selon les propres termes du joueur), a attaqué le tennisman pour diffamation, après l'interview que Gasquet a donné dans la presse il y a deux semaines.

Pas de faux témoignage

La jeune femme «conteste notamment que l’entourage de Bob Sinclar aurait proposé de la cocaïne lors de cette soirée », explique Me Bouzrou, l’avocat de Pamela D., joint par 20minutes.fr. «Deuxièmement, elle aurait dit à ce moment-là que sa copine Francesca en aurait consommé aussi. Elle conteste d’avoir déclaré ces propos à M. Gasquet. Et la dernière chose, c’est que Richard Gasquet à a dit à la presse que ma cliente lui aurait proposé de faire un faux témoignage, ce qu’elle conteste avec encore plus de force». Et au sujet des fameuses galoches, changement de ton. Pamela jure que le jeune Français l'aurait «embrassé une fois, et non pas une dizaine de fois, comme il l'indique». Quant à savoir si le baiser a été langoureux ou non, «on n’est pas rentré jusque-là dans les détails», précise son avocat. Ce secret-là restera donc bien gardé.

Elle se moque de sa suspension

La plainte, qui a été déposée après le verdict de la suspension de Gasquet, aura-t-elle une incidence sur la carrière du tennisman? «Elle n'a aucune incidence, aucun lien juridique avec le volet disciplinaire», assure Me Bouzrou. «A la limite qu'il soit suspendu ou pas, elle s'en moque complètement. Ce n'est pas son problème à elle. Elle a attendu qu'il y ait le verdict du tribunal du sport pour ne pas interférer justement dans l'affaire disciplinaire. Elle n'a pas voulu l'enfoncer. Parce qu'il soit suspendu un an, deux an, dix ans ou quinze ans, il n'en demeurera pas moins qu'elle a été diffamée, et que ça lui a porté un énorme préjudice».

Des tests invalides

Autre objet de son mécontentement: les tests capillaires de Gasquet, qui lui permis de démontrer à ses juges qu'il n'était pas un consommateur régulier de cocaïne. Ces tests effectués par Richard Gasquet ont été réalisés par le laboratoire privé ChemTox, ce qui les rend invalides aux yeux de la justice. «Dans la mesure où ma cliente a été soumise à un test capillaire effectué par un laboratoire public, j'estime, afin que l'enquête soit équitable, que toutes les personnes présentes aux côtés de Gasquet lors de cette soirée et Gasquet lui-même soient soumises au même test capillaire», poursuit Me Bouzrou. Le Biterrois avait brandi ces tests pour prouver son innocence et avancé la thèse du baiser empoisonné. La jeune femme, qui se sent instrumentalisée dans cette affaire, attend les résultats de ces nouveaux tests afin d'être complètement blanchie.