Alberto Contador prend le pouvoir

TOUR DE FRANCE Ce qu'il faut retenir de la 15e étape...

R.S.

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Le cycliste espagnol Alberto Contador, vainqueur de la 15e étape du Tour de France, le 19 juillet 2009 à Verbier (Suisse)
Le cycliste espagnol Alberto Contador, vainqueur de la 15e étape du Tour de France, le 19 juillet 2009 à Verbier (Suisse) — AFP

La 15e étape: Pontarlier – Verbier (207km)



Le tiercé gagnant

1) Contador 2) A. Schleck 3) Nibali

Le résumé du jour



La montée vers Verbier n’est peut-être pas la plus raide et la plus longue de ce Tour de France. Mais dimanche, elle a été le théâtre d’une explication entre ténors. En moins de 5 kilomètres, le classement général du Tour s’est décanté sous les coups de pédales d’Alberto Contador, vainqueur en solitaire de l’étape qui lui offre du même coup le maillot jaune. Parti comme une fusée dans l’ascension finale, le leader d’Astana relègue son premier rival, Andy Schleck à 43 secondes. Derrière, Nibali, F. Schleck, Wiggins ou Sastre ont tenté de s’accrocher. Tout comme Cadel Evans et surtout Lance Armstrong, arrivés un peu plus loin. Le Texan, 2e à 1’37 au général, a dû s’incliner devant la fougue de son coéquipier, aussi rageur sur le podium que sur son vélo au passage de la ligne d’arrivée. Si dans la tête de Johann Bruyneel, la hiérarchie n’était pas encore clairement établie au sein de la formation kazakhe, l’envolée victorieuse d’Alberto Contador lui évitera sûrement d’avoir à faire un choix.

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Le point sur les maillots



Maillot jaune: Alberto Contador


Maillot vert: Thor Hushovd


Maillot à pois: Franco Pellizotti


Maillot blanc: Andy Schleck



Tous les classements ici



Le Français du jour



Amaël Moinard. Parce que le blogueur de 20minutes est un homme de parole. Un coureur qui annonce une attaque un jour et qui à l’avant le lendemain. Tout au long de la journée, le coureur de l’équipe Cofidis a travaillé pour son coéquipier, David Moncoutié, dans l’échappée du jour, composé de 10 coureurs et condamnée par la présence d’Astarloza, trop bien placé au général. Comme prévu, au pied de la montée de Verbier, les rêves de Moinard et Moncoutié se son envolés. On dira qu’ils ont au moins eu le mérite de tenter.

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Le loser du jour

Cadel Evans qui devrait mettre de côté ses derniers espoirs de podium à Paris au terme de cette étape. Lâché dès les premières attaques dans l’ascension finale, l’Australien a tenté de s’accrocher, mais a dû laisser filer un à un la plupart de ses principaux adversaires. Au final, seul Armstrong et Klöden terminent derrière lui, parmi les 10 premiers du général. Pour quelqu’un qui voulait se refaire dans les Alpes et qui visait ouvertement le maillot jaune à Paris, ça fait vraiment désordre.



La remarque à la con



Fabian Cancellara qui attaque en descente sur ses terres, histoire de montrer le maillot… Pas de quoi faire frissonner Laurent Dufaux ou Alex Zülle devant leur télé. La Suisse est peut-être le pays le plus montagneux d’Europe, il ne compte pas un seul grimpeur digne de ce nom.

La 16e étape: mardi 21 juillet, Montigny – Bourg Saint-Maurice (159km)

Le résuma anticipé: Les Saxo Bank ont passé toute la journée de repos à cogiter. Faisant corps autour de Bjarne Riis, le frères Schleck et leurs coéquipiers n’ont pas répondu à la moindre sollicitation médiatique, préférant fourbir leur armes en vue de cette étape toboggan de 159 bornes jalonnée par les cols du Grand et du Petit Saint Bernard. Pour piéger Contador et lui chiper son maillot jaune, ils remettent au goût du jour la Landis. Une tactique qui consiste à partir de très loin pour déboussoler les leaders dans le peloton (Et sans abuser du whisky…). Sauf que Johann Bruyneel a anticipé le coup et lance Klöden en éclaireur dans un groupe d’échappés. Au final, tout le monde est repris dans la montée du deuxième col sous l’impulsion des Ag2r qui croient encore au classement par équipes. Après 31 bornes de descente interminables, Hincapie règle le groupe de tête. Encore une étape de haute montagne qui n’en avait que le nom.