Le carnet de bord de la 15e étape du Tour

TOUR DE FRANCE Enfin le début des hostilités?...

R.S.

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Après la douceur de la Méditerranée, la rudesse des Pyrénées espagnoles pour cette étape entre Barcelone et Arcalis, le 10 juillet 2009. 
Après la douceur de la Méditerranée, la rudesse des Pyrénées espagnoles pour cette étape entre Barcelone et Arcalis, le 10 juillet 2009.  — © Bogdan Cristel / Reuters
La 15e étape: Pontarlier – Verbier (207,5km)



L’étape du jour



Autant être clair dès le début, ce n’est pas sur la montée finale vers Verbier que ce Tour 2009 va se jouer. Mais sur cette pente de 8,8km, à 7,5 % de moyenne, on attend malgré tout un peu d’action. Un écrémage par l’arrière? Une chevauchée en solitaire? Des leaders qui se dévoilent? Après trois étapes relativement planes, les coureurs entrent dans les Alpes, via la Suisse. Sur un parcours de 207km, jalonné par six cols de 3e et 2e catégorie (en plus de l’ascension finale classée en 1re catégorie), seuls les coureurs à l’aise dans les bosses devraient s’illustrer. On peut donc s’attendre à un scénario similaire à celui de l’étape d’Arcalis, avec une échappée au long cours, un peloton qui avance au train et un grupetto qui cravache devant la voiture balai.

>> Une étape à suivre en live comme-dans-la-caravane dès 14h00



Le profil de l’étape en vidéo




Le point les maillots



Le maillot jaune: Rinaldo Nocentini


Le maillot vert: Thor Hushovd


Le maillot à pois: Franco Pellizotti


Le meilleur jeune: Tony Martin



Tous les classements ici



Les horaires



Départ de Pontarlier à 12h00, arrivée prévue à Verbier vers 17h30



Les hommes à suivre



Voir des rouleurs pointer dans le top 10 du Tour à une semaine de l’arrivée sur les Champs Elysées n’est pas chose courante. Après deux semaines de course, certains leaders capables de faire des écarts dans la haute montagne devraient commencer à y penser. Et pourquoi pas lancer les hostilités. Si les Astana, Cadel Evans et les frères Schleck restent planqués, on assistera encore au duel pour le maillot à pois entre Franco Pelizotti et Egoi Martinez. On peut aussi s'attendre à voir certains spécialistes de la montagne tenter un coup (Uran, Anton, Botcharov?). Côté français (Kern, Moinard, Feillu, Le Mevel acte II?), il n’est pas interdit de se glisser dans une échappée. Et même si le petites lunettes rondes d'Alex Zülle manquent à tout le monde, il doit bien rester un grimpeur suisse dans ce peloton, prêt à se montrer devant son public.



>> N'oubliez pas le blog d'Amaël Moinard qui a annoncé qu'il tenterait un truc aujourd'hui...



Le prono du jour: 1) Uran 2) Anton 3) Pellizotti.



Le twitt du jour



La détresse du coureur contraint à l’abandon, par Levi Lepheimer. Encore présent samedi au côté de ses coéquipiers, malgré son plâtre au poignet, l’Américain semble déprimer depuis qu’il a abandonné. «Pourrai-je quand même les aider?», s’interroge Lepheimer, qui a dû rejoindre les Etats-Unis samedi après-midi. Pas de souci, Levi, pour emmener le peloton en montagne, il y a encore assez de wagons dans le train des Astana.



La minute Jean-Paul Olivier



Cette fois, le ménhir de France Télévision va devoir innover. Pas question de ressortir des fiches jaunies. Le Tour de France ne s’est jamais arrêté à Verbier. La station de sport d’hiver du Valais accueille pourtant régulièrement le Tour de Suisse. L’année dernière, Kim Kirchen s’y était imposé. Dans le Doubs, on est bien plus habitué à voir passer les coureurs du Tour. Pontarlier, d’où s’élancent les coureurs à 12h00, a déjà accueilli sept fois les coureurs, comme en 2001 où l’increvable Erik Dekker avait réglé au sprint un petit groupe d’échappés. Revoir des coureurs sprinter sans casque, ça fait toujours quelque chose.



Les expressions du cyclisme pour les nuls

«Voir la sorcière aux dents vertes»: Celle-ci apparaît quand rien ne va, les jours de crevaison, de chute à répétition ou, petite nouveauté du Tour 2009, quand les coureurs se font tirer dessus à la carabine à plombs. Dans ces moments-là, on dit qu’il ont vu ce personnage de BD, popularisé dans les années 1950 par Pellos, créateur, entre autre, des «Pieds Nickelés».