Usain Bolt : «Je peux être une légende si je continue sur ma dynamique»

ATHLETISME Véritable showman à chacune de ses sorties, le sprinteur jamaïcain s'alignera vendredi sur 100 m au Stade de France…

Prpos recueillis par Alexandra Patard

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Usain Bolt est fier des couleurs jamaïcaines.
Usain Bolt est fier des couleurs jamaïcaines. — J.Naegelen/REUTERS

Souriant et très décontracté devant un parterre de journalistes et de photographes réunis dans un hôtel parisien, Usain Bolt a parlé, mercredi,  d’athlétisme, de ses concurrents… et de football. A deux jours de son 100m au meeting Areva, vendredi au Stade de France, le triple champion olympique est très confiant dans ses performances.

 

Comment vous sentez-vous à 48h de votre 100m?

Je vais bien. Je viens ici pour faire de mon mieux, donner le meilleur de moi-même. Je cours aussi pour le public. C’est un vrai plaisir pour moi, car j’aime faire des performances. J’ai toujours confiance quand je suis sur la piste.

 

Tyson Gay a réalisé un chrono en 9’77’’ à Rome. Allez-vous lui répondre vendredi?

(Il rigole). On a prouvé que l’on pouvait courir vite tous les deux. Mais je n’ai peur de personne. Je peux courir vite tout le temps. Cela dépend de mes sensations et des conditions de course. J’ai toujours confiance en moi. Je n’ai pas besoin de concurrence pour battre un record du monde. Au contraire, moins de concurrence permet de me libérer l’esprit.

 

Aux Mondiaux de Berlin (15-23 août), vous aurez à cœur de montrer que vous êtes l’homme le plus rapide?

Les championnats du monde de Berlin sont très importants pour moi. Je travaille très dur pour ça, pour gagner à Berlin. Je pense que je peux être une légende si je continue sur ma dynamique de la saison dernière et de cette année. Je veux montrer que Pékin n’était pas qu’un coup.

 

A chaque fin de course vous effectuez quelques pas de danse. Il paraît que vous avez inventé une nouvelle chorégraphie pour les Mondiaux?

J’ai une nouvelle danse mais je la garde pour Berlin. Je ferai quelques pas vendredi, en avant-première. (Il sourit). Cela fait partie de mon personnage. C’est quelque chose pour le public, et ça me permet de me décontracter.  

 

Un an après les JO de Pékin qui vous ont révélé, qu’est-ce qui a changé dans votre quotidien?

Plus de journalistes me demandent des interviews, j’ai plus d’autographes à signer. A part ça, il n’y a pas de grands changements dans ma vie. J’aime rester chez moi, jouer aux jeux vidéos. Pour me décontracter après une compétition, j’ai ma musique et mon blackberry.

 

Vous avez rencontré Cristiano Ronaldo lorsque vous êtes venu courir un 150m (14’35’’) à Manchester. Mais il a été transféré au Real Madrid…

Oui, je suis un peu déçu. Mais je continue à supporter Manchester United. C’est une bonne équipe avec un très bon milieu de terrain. Même si Cristiano Ronaldo n’est plus là, je ne me fais pas de soucis pour eux.