Cavendish, comme d'habitude?... Saint-Fargeau, c'est beau...

TOUR DE FRANCE Après deux journées de repos, le peloton fonce vers Saint-Fargeau...

M. Go.

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Le sprinteur de Columbia, Mark Cavendish, lors de la 10e étape du Tour de France entre Limoges et Issoudun, le 14 juillet 2009.
Le sprinteur de Columbia, Mark Cavendish, lors de la 10e étape du Tour de France entre Limoges et Issoudun, le 14 juillet 2009. — E.Gaillard/REUTERS

La 11e étape: Vatan – Saint-Fargeau (192 km)

Les coureurs encore  fatigués n’ont vraiment plus d’excuses. Après la  journée de repos de lundi, l’étape de dupe de mardi a laissé le temps au peloton de se remettre tranquillement dans le bain. Pas sûr que le profil de l’étape du jour ne stresse à nouveau tout ce petit monde. Dans la campagne vallonnée du Berry, les coureurs n’auront aujourd’hui que deux côtes de catégorie 4 à se mettre sous la dent. Une échappée devrait en profiter pour faire de la pub pour le sponsor puis se faire cruellement rejoindre à 10 kilomètres de l’arrivée. Non, le véritable intérêt du jour est la bataille pour le maillot vert. Avec 3 sprints intermédiaires et une arrivée promise aux grosses cuisses, l’avance de 6 points de Thor Hushovd au classement par points risque de fondre sous les attaques de Mark Cavendish…
>> Une étape à suivre en live comme-dans-la-caravane dès 14h30

>> A lire le blog d’Amaël Moinard



Le profil de l'étape du jour en vidéo




Horaires


Départ de Vatan à 12h45 pour une arrivée prévue entre 17h00 et 17h15 à Saint-Fargeau.


Le point sur les maillots


Le maillot jaune:
Rinaldo Nocentini
Le maillot vert: Thor Hushovd
Le maillot à pois: Egoi Martinez
Le meilleur jeune: Tony Martin

>> Le classement complet en cliquant ici



Les hommes à suivre


Tous les Français frustrés par le 14 juillet. Et les sprinteurs intéressés par la dernière ligne droite de Saint-Fargeau. Sachant que le dernier virage est à plus de 1.800 mètres de la ligne (et que la route fait 7 mètres de large), la fusée Columbia risque d’allumer.


Le pronostic du jour (on ne va pas vous mentir, c’est le même que mardi):
1.Cavendish 2. Hushovd 3. Farrar

 

La polémique de la semaine (suite)

Après les avoir vu bouder toute la journée de mardi contre l’idée pourtant excellente de courir sans oreillette, on apprend que les coureurs du peloton avaient été consultés sur le sujet en mars. «52% des coureurs étaient partisans de courir sans oreillette», a précisé Cédric Vasseur, le président de l’association des cyclistes pro. «A l'époque, les coureurs ne savaient pas que cette mesure allait être tentée sur le Tour de France.» Depuis, les directeurs sportifs leur ont mis la pression…



Le twitt du jour

Puisqu’on en a parfois ras le bol de parler de Lance Armstrong, on est ravi de voir la Rabobank team se détendre. Ambiance camping typiquement batave pour Stef Clement et Joost Posthuma (les marques de bronzage en plus). Même Laurens Ten Dam  à la peau tout irritée ne peut s’empêcher des les bâcher.

La minute Jean-Paul Olivier
 

Saint-Fargeau, l'une des plus petites villes-étapes du Tour de France 2009, est stuée dans le département de l’Yonne. La commune compte moins de 2.000 habitants mais son château du XIIe siècle a vu dormir Jacques Cœur, et la duchesse de Montpensier, également connue sous le nom de la Grande Mademoiselle, cousine de Louis XIV. Un visite qui fait la joie des touristes…




Les expressions du cyclisme pour les nuls

Tirer des gros bouts: Se dit d’un coureur qui prend de longs relais à l’avant d’un groupe et se sacrifie dans le vent pour le bonheur collectif.  Contrairement aux planqués, le coureur qui  tire un gros bout est un altruiste, un généreux du boyau. Pendant des centaines de mètres, il emmène dans son sillage toute une ribambelle de suce-roues bien cachés derrière son arrière-train. «Geoffroy, qu’est-ce qu’il tire de gros bouts dans la forêt !!!» C’est ce que pourra crier Thierry Adam vers 16 h00 quand Geoffroy Lequatre pédalera comme un damné à la tête d’une échappée de huit coureurs (dont quatre ne rouleront plus). Un effort inutile quand le peloton est à portée de braquet. Mais le romantique ne calcule jamais la longueur des bouts.