Brice Feillu, le Français qu'on n'attendait pas... Contador envoie un message...

TOUR DE FRANCE Tout ce qu'il faut retenir de la 7e étape...

A.P.

— 

 Brice Feillu le 10 juille 2009 lors de la 7e étape du Tour de France, le 10 juillet 2009.
 Brice Feillu le 10 juille 2009 lors de la 7e étape du Tour de France, le 10 juillet 2009. — J.P.Pelissier / REUTERS
Barcelone – Andorre-Arcalis: 224 km

Le tiercé gagnant: 1) Feillu 2) Kern 3) Frohlinger

Le résumé de l’étape

Longtemps la montagne a semblé vouloir accoucher d’une souris. Alors qu’une échappée de neuf courageux ouvre la route, les favoris se regardent dans le blanc des yeux. Il faut que rien ne bouge… pour que rien ne bouge, se disent les adversaires des Astana. Comme prévu par notre blogueur Amaël Moinard, l’équipe d’Armstrong et de Contador verrouille la course à double tour. Au pied de la montée d’Arcalis, on sait que le maillot jaune et l’étape sont promis à cette échappée où se trouvent quatre Français (Kern, Riblon, Pineau et Brice Feillu). On se dit que le petit frère de Romain n’a aucune chance. Tout faux! Le cadet de la fratrie est aussi grimpeur que l’aîné est sprinteur. A 5 kilomètres de l’arrivée, Feillu fausse compagnie à ses compagnons de fugue et offre une deuxième victoire à la France après celle de Voeckler. Dans le groupe des favoris, Alberto Contador rompt le premier le pacte de non-agression. L’Espagnol place un démarrage à la Pantani. Personne ne peut le suivre. Contador vole mais rate le maillot jaune pour six secondes. Rinaldo Nocentini peut souffler. A 31 ans, l’Italien d’AG2R endosse le maillot de leader. Contador, deuxième, devance Lance Armstrong pour deux secondes. Inséparables ces deux là.

>> Un étape à revivre en live ici

Le point sur les maillots

Le maillot jaune: Rinaldo Nocentini
Le maillot vert: Mark Cavendish
Le maillot à pois: Brice Feillu
Le meilleur jeune: Tony Martin.  

Tous les classements ici

L’autre Français du jour


Encore raté. Depuis 2004, Jérôme Pineau roule désespérément derrière une victoire. Présent dans la bonne échappée du jour, le grand copain de Chavanel a craqué dans les derniers kilomètres. Pour Pineau, ce n’est qu’une déception de plus.

>> Et n'oubliez pas le blog d'Amael Moinard

On the road with Armstrong


La journée a commencé par un contrôle antidopage matinal pour Armstrong. «Une bonne chose», assure l’Américain sur son Twitter. Délesté de quelques centilitres de sang et toujours suivi à la trace par Contador, Armstrong passe une journée de sénateur à l’avant du peloton. Quand Evans attaque dans Arcalis, «L.A.» revient sur lui comme qui rigole et le fusille du regard. Tout va bien, Lance pense déjà aux nouveaux morceaux qu’il pourrait ajouter à son lecteur MP3. C’est alors que Contador place son démarrage foudroyant. Depuis, on est sans nouvelle du Texan. Enfin, sans nouvelle de son Twitter. Problème de réseau ou petite déprime?

La remarque à la con

Douze ans après, Brice Feillu succède à Jan Ullrich comme vainqueur au sommet d’Arcalis. Pas sûr qu’il faille lui souhaiter la même carrière.

Le loser du jour

Cadel Evans. Comme sur «le Dauphiné Libéré», l’Australien a encore attaqué au mauvais moment et sans conviction. Obligé de passer à l’offensive pour refaire son retard sur les Astana, Evans se heurte à un gros problème: il est incapable de changer de rythme. Du coup, ses attaques sont aussi prévisibles qu’un épisode des «Experts». L’efficacité en moins.

La 8e étape : Andorre-la-Vieille - Saint-Girons (176,5 Km)


Le résumé anticipé:
Bien décidé à venger son copain Jérôme Pineau, Chavanel attaque dès le kilomètre zéro. Toujours remonté contre un site internet qui l’a traité de puceau, Stéphane Goubert saute sur l’occasion de montrer ce qu’il a dans le bas ventre. Chez Astana, on ne s’affole pas. Armstrong et Leipheimer comparent les mérites de leur nouveau BlackBerry acheté à prix détaxé en Andorre. Tom Boonen, piqué par une guêpe, remonte courageusement sur son vélo avant de percuter un chien errant. Après trois crevaisons et une nouvelle chute, le Belge jette son vélo et rentre chez lui. A Monaco. «Ce Tour est fini pour moi. Point à la ligne», hurle le Belge au micro de Gérard Holtz. Devant, Goubert et Chavanel s’envolent puisque «Goubi» fait partie de la même équipe que le maillot jaune, l’Italien Nocentini. Dans le dernier col de la journée, Goubert distance Chavanel mais préfère l’attendre, histoire de ne pas affronter les 60 derniers kilomètres seul. A Saint-Girons, il n’y a pas photo dans le sprint, Chavanel relègue Goubert à dix mètres. A 39 ans, «Goubi» n’a toujours pas gagné, mais il hérite du maillot jaune. Contador règle le sprint du peloton. «Si ça peut lui faire plaisir», lâche Armstrong.