Luzenac, des Ariégeois à l'accent toulousain

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Initialement prévue contre le FC Sète, la première rencontre amicale du TFC cet été aura finalement lieu demain (19 h) à Cugnaux contre l'US Luzenac. Le club ariégeois vient de monter en National, le 3e échelon du football français où évoluait Sète avant d'être placé en liquidation judiciaire... Un véritable exploit pour l'équipe d'un village d'à peine 650 habitants, niché au bord de la RN 20 entre Foix et la principauté d'Andorre. « Cela a été difficile, une vraie épreuve avec pas mal d'allers-retours vers Paris », observe le président-adjoint, Henri Lacaze, au club depuis 1960. Champion de CFA (4e division), l'USL a dû passer plusieurs fois devant la Direction nationale du contrôle de gestion avant de gagner le droit de rencontrer Reims, Troyes ou Rodez. Elle a aussi obtenu une dérogation pour pouvoir jouer dans son stade Paul-Fédou, situé au-dessous du téléphérique reliant la carrière à l'immense usine de talc, à l'origine de la création du club en 1936.

Toutefois, si Luzenac revendique, à juste titre, son identité ariégeoise, l'équipe première passe sa semaine sur les pelouses du centre technique régional de Castelmaurou, en banlieue toulousaine. Plutôt logique, quand on sait que la plupart des joueurs de Luzenac habitent dans la Ville rose. Plusieurs d'entre eux joueront d'ailleurs demain contre leur club formateur. Le défenseur et capitaine Sébastien Mignotte ou, plus récemment, l'arrière droit Assane Karaboualy et le milieu offensif Nicolas Peres sont en effet passés par les équipes de jeunes du TFC. W

N. S.