« Je savais que la fin arriverait un jour »

Recueilli par David Phelippeau

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TSCHAEN / SIPA

Vous avez 33 ans. Où en êtes-vous ?

Nicolas Savinaud : J'étais en fin de contrat avec Vannes (Ligue 2). Je me doutais que je n'allais pas être gardé. Je viens donc d'emménager à Nantes. Et pour garder la forme, j'ai repris l'entraînement lundi dernier avec Carquefou (CFA). Attention, ça ne veut absolument pas dire que je vais signer là-bas. Ce n'est pas d'actualité. Ce n'est pas un objectif pour moi.

Avez-vous définitivement tiré un trait sur votre carrière professionnelle ?

C'est vrai, j'envisage plutôt de mettre un terme à ma carrière. Ma dernière année [six mois à Guingamp et six mois à Vannes] n'a pas été très bonne. Il faut être honnête, je n'ai reçu aucune offre. Absolument aucune. Au regard de mon âge et de cette dernière année, je ne suis pas surpris. En tout cas, je m'étais préparé à ça. Je n'en veux à personne. Je n'ai aucune rancoeur.

Etes-vous triste de quitter un milieu dans lequel vous évoluez depuis quatorze ans ?

Je suis serein. Il y a pire dans la vie que d'arrêter une carrière pro, non ? Le meilleur est peut-être devant moi maintenant. Je savais que j'arrêterais un jour. C'est sans doute plus tôt que prévu. C'est vrai, j'aurais aimé continuer.

Le fait de retomber dans un certain anonymat, est-ce difficiele à vivre ?

Il me semble que je n'ai jamais eu un ego surdimensionné. Ça ne me pose pas de soucis. Je ne me suis jamais mis sur le devant de la scène. De toute façon, j'ai toujours été un homme de l'ombre.

Vous laissez-vous quand même une porte de sortie ?

En fait, je me prépare à tout. Je m'entraîne donc pour garder la forme et pour être opérationnel si on m'appelle. Si j'ai des propositions, je les étudierais. Physiquement, je suis encore capable de faire une saison. On ne sait jamais... W