Les Phocéens sont toujours dans le flou

Laurent Berneron

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Les Marseillais à l'entraînement, hier à Evian, sous la direction de Didier Deschamps.
Les Marseillais à l'entraînement, hier à Evian, sous la direction de Didier Deschamps. — J.-P. CLATOT / AFP

Malade, Robert Louis-Dreyfus (RLD) avait scellé l'avenir du groupe portant son nom. « J'imagine que cet homme, capitaine d'industrie, avait prévu sa succession », se rassurait hier le maire (UMP) de la ville, Jean-Claude Gaudin. Une certitude qui lui permettait d'ajouter : « Il n'y a pas de revente de l'OM. La famille a rassuré le maire ».

Tôt dimanche, la famille de RLD a indiqué que « ses héritiers poursuivront l'oeuvre engagée », et a conforté l'équipe dirigeante actuelle. La vente du club ne serait donc pas à l'ordre du jour. Jusqu'à quand ? Car RLD, qui avait pris soin de placer les 55 % qu'il détenait dans le groupe au sein d'une fondation gérée par sa femme et deux de ses proches collaborateurs (Jacques Veyrat et Eric Maris), n'y a pas inscrit l'OM. De source proche du club, on doute de la volonté de la famille de s'investir. La société pourrait alors être intégrée dans le groupe Louis-Dreyfus, une hypothèse qui retiendrait particulièrement l'attention de Jacques Veyrat. Mais si ce scénario est réalisable, pourquoi n'a-t-il pas été appliqué plus tôt ?

Le 9 juillet, le conseil municipal doit délibérer sur un projet d'agrandissement (70 000 places) et de couverture du Stade-Vélodrome d'ici à 2014, dans le cadre de l'Euro 2016. Le projet (près de 160 millions d'euros) serait financé par les collectivités mais aussi grâce à des fonds privés. Un plus dans le cadre de la vente de l'OM ? Reste enfin l'hypothèse d'un retour de Bernard Tapie. Dans les colonnes du Parisien, il affirmait hier que « ce n'est pas une éventualité qui a du sens ». Avant d'ajouter : « même si dans ce monde, on ne sait pas ce qui peut se passer dans deux ans ». W