Cavendish bis repetita... Armstrong de moins en moins gentil...

TOUR DE FRANCE Ce qu'il faut retenir de la troisième étape...

M. Go.

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 Mark Cavendish, vainqueur de la 3e étape du Tour, entre Marseille et la Grande-Motte, le 6 juillet 2009.
 Mark Cavendish, vainqueur de la 3e étape du Tour, entre Marseille et la Grande-Motte, le 6 juillet 2009. — Reuters
Monaco-Brignoles : étape en ligne entre Marseille et la Grande-Motte…

Le quinté gagnant:
1) Cavendish 2) Hushovd 3) Lemoine 4) Dumoulin 5)Pineau. Trois Français dans les cinq premiers. Pas aux bonnes places mais cocorico quand même…

Le classement complet en cliquant ici

Le maillot jaune: Fabian Cancellara
Le maillot vert : Mark Cavendish
Le maillot à pois: Jussi Veikkanen.
Le meilleur jeune : Tony Martin.



Le résumé de l’étape


On a d’abord cru que cette étape allait être la même que celle de dimanche. En plus ennuyeuse. Dès la sortie de Marseille, le peloton laisse partir quatre hommes. Ruben Perez Moreno, Samuel Dumoulin, Maxime Bouet et Koen De Kort vont cumuler jusqu’à douze minutes d’avance. Vu la facilité avec laquelle il a rattrapé les échappés dimanche, le peloton est détendu et musarde sous le soleil. Ca lambine pas mal. A tel point que l’on se prend à espérer que le Velo Club empiète sur la nouvelle émission Duel de Julien Courbet. Alors que les échappés vont être mangés et que le peloton s’apprête à jouer un remake de la mise en orbite de Cavendish, la Colombia s’offre une fantaisie. Sur un virage à droite, ils se mettent à la planche et le peloton se casse en deux. Un coup de bordure classique. Contador, Evans et Andy Schleck sont piégés. Armstrong parade à l’avant avec deux équipiers (Popovych et Zubeldia) et colle 41 secondes à Contador. «Quand tu observes le vent et que tu vois qu'un virage se présente, c'est pas la peine d'être prix Nobel pour savoir qu'il faut aller devant», déclare l'Américain un peu moins sympa qu’il y a deux jours. Sinon, Cavendish gagne.

Toute l’étape à revivre en live comme dans-la-caravane ici



Et Amaël Moinard en parle ici sur son blog



Du côté des Français


Dumoulin au four et au moulin. Après avoir passé toute l’étape échappé, le coureur de la Cofidis tente le sprint et termine 4. Une certaine idée du panache à la française. On aime.  


Le loser du jour

Il y en a plusieurs. Tous les favoris (Cadel Evans, Andy Schleck, Carlos Sastre…) pris dans le coup de bordure. Mais notre coup de coeur va à Contador obligé de laisser Armstrong parader devant.  «J'étais dans la roue de Contador. S'il y avait 29 gars devant, Contador devait être 30e et moi 31e. C'est lui qui a ouvert la bordure. J'ai vu le trou se faire juste devant nous, je n'ai jamais pu le combler», balance Christophe Le Mevel, coureur de la Française des Jeux à l'arrivée.  Armstrong qui lui passe devant au général, Le Mevel qui l’accuse et le bâche, Contador a de quoi piquer une petite déprime. «Je ne vais pas commencer à commenter la tactique de l'équipe, que chacun tire ses propres conclusions, a expliqué Contador à l'arrivée en positivant. Ce sont des différences insignifiantes, qui peuvent même me laisser plus de marge de manoeuvre



On the road with Armstrong


Du grand Armstrong. Le Texan a donné la leçon à tout le monde après être arrivé dans le groupe de tête et avoir échappé au piège de la bordure. « Je voulais juste rester devant, hors de danger, et c'est arrivé. J'ai été surpris lorsque je me suis retourné et que j'ai vu la cassure (...) C'est un peu d'expérience, de bon positionnement et un peu de chance aussi.» Lance oublie de préciser qu’on l’a vu la langue pendante derrière Cancellara dans les dernières bornes. Contador, lui, appréciera encore plus cette saillie au micro de France 2 du Texan vorace. «Je ne crois pas forcément à la théorie du leader unique dans une équipe. J’ai gagné sept Tours. Il est temps que mes managers en tiennent compte.»  


4e étape : Contre-la-montre par équipe de
39 kilomètres autour de Montpellier

Le résumé anticipé:
Entre les pleurs de Contador et les ricanements d’Armstrong, l’équipe Astana a passé une bonne nuit. Pendant le briefing, Bruyneel demande à Contador de rouler derrière Armstrong car il est plus petit. Alberto s’effondre en larmes. Quelques minutes après 16h30, les Astana s’élancent en ordre dispersé. Au kilomètre 25, Contador profite d’une rafale pour tenter une échappée. Popovytch et Leipheimmer le ramènent au bercail. Les Saxo bank résistent une partie de l’étape mais les Astana sont trop fort. Au final, ils leur calent 50 secondes dans la vue. Armstrong enfile le maillot jaune et évoque «l’expérience qui paie» au micro d’un Jean-René Godart au bord de l’orgasme. Contador se souvient d’un coup qu’il a toujours le numéro de Ledannois, le manager de la Caisse d’Epargne dans son téléphone…