Les médias néo-zélandais s'enflamment

RUGBY Après le mensonge de Bastareaud...

M. Go.

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Le rugbyman français du Stade Français, Mathieu Bastareaud le 24 février 2009 à Paris.
Le rugbyman français du Stade Français, Mathieu Bastareaud le 24 février 2009 à Paris. — R.Duvignau/REUTERS

Après s’être fait l’écho toute la semaine de l’émotion suscitée par l’agression commise à l’encontre de Mathieu Bastareaud (sur Internet, certains articles ont plus de 60 pages de commentaires), les journaux néo-zélandais ne sont pas tendres avec la France, ce vendredi matin. Tous reviennent en détail sur le mensonge du joueur français, «la stupidité d’un très jeune joueur pourtant impressionnant sur le terrain», selon le site «Stuff.co.nz».

 

Tout savoir de cette affaire, ici

 

L’image du pays

Au-delà des faits, c’est surtout l’image de leur pays qui tracasse les observateurs. «Cet incident a nui à l’image de la Nouvelle-Zélande dans le monde. Spécialement à deux ans de la Coupe du Monde de Rugby. Le Premier ministre John Key en est même à espérer que cela ne fera pas baisser le standing de notre pays», explique le «New Zealand Herald.» «Souvent, les premières versions d’une histoire sont celles dont les gens se souviennent, craint le site «Stuff.co.nz». Heureusement, les médias et agences de presse ont parfaitement relayé le revirement du joueur français jeudi.» Avant de conclure de façon ironique. «En tout cas, si Bastareaud revient en Nouvelle-Zélande dans deux ans, il sera le bienvenu!»

 

A l’autre bout du monde, l’affaire Bastareaud est l’occasion pour certains journaux de se remémorer certains faits peu glorieux de la France, dont certains n’ont vraiment aucun rapport avec le rugby. Histoire de rafraîchir la mémoire de ses lecteurs, le «New Zealand Herald»  (pourtant pas le quotidien le moins sérieux du pays) rappelle ainsi l’affaire du Rainbow Warrior, coulé à Auckland par les services secrets français, ou encore les essais nucléaires à Mururoa, qui avaient beaucoup choqué les pays du Pacifique.

 

La classe du sélectionneur

Le monde du rugby est lui plus mesuré. Et notamment le sélectionneur des Blacks, Graham Henry. «Nous avons été dans des situations similaires dans le passé. Je me sens désolé pour les Français, mais soyons honnêtes, nous ne sommes pas non plus toujours très cleans.»