Mensonge de Bastareaud: les Néo-Zélandais très choqués

RUGBY L'affaire ne se calme pas...

M. Go. avec agence

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Le rugbyman français du Stade Français, Mathieu Bastareaud le 24 février 2009 à Paris.
Le rugbyman français du Stade Français, Mathieu Bastareaud le 24 février 2009 à Paris. — R.Duvignau/REUTERS

L’affaire Bastareaud n’est pas près de s’éteindre. Surtout en Nouvelle-Zélande, où les autorités sont particulièrement choquées par le mensonge du joueur français. «La Fédération néo-zélandaise de rugby a été scandalisée par la révélation selon laquelle le centre français Mathieu Bastareaud avait inventé de toutes pièces cette histoire d'agression», a fait savoir la fédération dans un communiqué, où elle dénonce la «tromperie» du joueur, et la publicité négative faite à la Nouvelle-Zélande et à la ville de Wellington.



Bastareaud, 20 ans, a dans un premier temps prétendu avoir été agressé par quatre ou cinq personnes dans les rues de Wellington, alors qu'il rentrait à son hôtel dimanche au petit matin après le test-match perdu 14 à 10 par la France contre les All Blacks. Jeudi, il s'est rétracté, affirmant qu'il avait en fait heurté sa table de nuit après une soirée alcoolisée, et qu'il avait menti, cédant à la panique.

Jeudi, le manager des Bleus, Jo Maso, était revenu sur l'hypothèse d'une altercation entre joueurs. «J'ai entendu dire qu'il y avait des joueurs qui se seraient battus entre eux. Moi, je n'ai eu aucun indice dans le groupe le lendemain allant dans ce sens».


Pour tout savoir de cette affaire

 

La maire de Wellington, Kerry Prendergast, est allée encore plus loin, vendredi, sur les ondes de «Radio New Zealand». «Cet épisode est susceptible de nuire à notre réputation, pas seulement dans nos frontières mais à l'international, et particulièrement avant la Coupe du monde que nous accueillerons (en 2011). Je suis scandalisée, je suis sûre que tous les Néo-Zélandais le sont», a-t-elle déclaré. Depuis le week-end dernier, les Néo-Zélandais sont très choqués par cette histoire d’agression du joueur français. C’est cette émotion qui a poussé la police à enquêter et à s’apercevoir que le joueur était rentré parfaitement indemne à son hôtel, accompagné d’autres joueurs et de deux femmes.

 

Les instances françaises ont réagi. Le président de la Fédération française de rugby (FFR), Pierre Camou, a présenté ses excuses. «Etre international, c'est être responsable, exemplaire dans la représentation de son pays et de sa fédération», a déclaré Pierre Camou, dans le communiqué. «La FFR est choquée qu'un joueur du XV de France ait menti. La nation néo-zélandaise et le monde du rugby ont pu légitimement se sentir blessés par les déclarations initiales du joueur qui portent également atteinte à l'image du rugby français», poursuit le texte. Jeudi, c’est le staff des Bleus qui s'est dit «meurtri» par cette affaire.