« C'est maintenant que tout se joue »

Recueilli par Rémi Bostsarron

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Comment abordez-vous le championnat de France, dimanche à Saint-Brieuc ?

C'est spécial pour moi, car c'est la dernière occasion de me faire remarquer avant le Tour de France. Dimanche, après la course, le manager nous annoncera qui est retenu pour le faire. Nous sommes seize dans l'équipe à nous battre pour les six dernières places. On n'en parle pas trop entre nous, mais on sait qu'on a le même objectif. Le Tour, c'est le rêve de tous les coureurs. Si on n'y est pas, on n'existe pas aux yeux du public.

Comment trouver un équilibre entre les consignes de course et l'envie de se montrer, lors de l'épreuve en ligne ?

Ce ne sera pas facile. En plus, exceptionnellement, on n'aura pas d'oreillettes. Ce sera un peu la panique. De toute façon, même s'il y a des consignes de départ, tout le monde a conscience qu'il n'y a qu'un maillot à gagner, qu'un seul vainqueur.

Espérez-vous aussi attirer l'attention d'autres équipes ?

Bien sûr. Comme Agritubel se retire en fin d'année, il faut que je trouve un nouveau contrat pour la saison prochaine. La plupart des transferts sont signés en juin et en juillet. C'est donc maintenant que tout se joue. Et vu le contexte économique, les places seront chères. Je suis en pourparlers avec une équipe française, mais rien n'est fait.

Cette pression peut-elle être handicapante ?

C'est un risque. Personnellement, je crains d'avoir du mal à la gérer. Ces jours-ci, je me pose beaucoup de questions, j'ai des moments de doute. Mais c'est impossible d'éviter ça. L'important, c'est de n'avoir aucun regret. W