Bernès, le retour du banni?

FOOT L'OM toujours dans la tourmente...

Sandrine Dominique à Marseille

— 

Jean Pierre Bernès en 2004
Jean Pierre Bernès en 2004 — Isopix / SIPA

Le feuilleton tragi-comique continue sur la Canebière. Après l'éviction de Pape Diouf mercredi, l'OM se cherchait un nouveau président. Il l'aurait trouvé en la personne de Jean-Claude Dassier. Le directeur de l'information de TF1 devrait signer son contrat en ce début de semaine mais il y met une condition: la venue de Jean-Pierre Bernès comme conseiller dans les transferts. Un nom qui n'évoque guère de bons souvenirs aux Marseillais.

 D'Anigo ou de Bernès, Dassier va devoir choisir

Condamné en 1995 à 18 mois de prison avec sursis pour corruption dans l'affaire OM-VA, puis à 2 ans avec sursis lors du procès des comptes de l'OM en 1998, l'ex-bras droit de Tapie est devenu depuis un agent de joueurs (Nasri, Ribéry, Giuly...) et d'entraîneurs (Deschamps, Blanc) influent dans le milieu du football. Son arrivée alors que Didier Deschamps vient d'être désigné coach de l'OM laisse interrogateur. Reste à savoir si Robert Louis-Dreyfus verrait d'un très bon oeil, le retour de Jean-Pierre Bernès alors qu'il est à l'origine des pages les plus sombres de l'histoire de son club?

Il en est un en tout cas qui ne semble pas l'accepter: José Anigo. Le directeur sportif, sur lequel compte énormément Dassier pour faire le lien avec les supporters furieux du limogeage de Pape Diouf, aurait annoncé quitter l'OM en cas d'arrivée de Bernès. Il en aurait d'ores et déjà informé le conseil de surveillance. Un premier couac à régler pour le futur président alors qu'il n'a pas encore pris ses fonctions. «José peut m'appeler pour que l'on en discute, et je le rassurerai, a déclaré Dassier à l'AFP. Ensuite, je lui ai confirmé qu'il conserverait son titre et ses fonctions. Enfin j'ai quand même le droit de prendre un conseiller, alors que nous avons des problèmes sur le recrutement.» Une rencontre Dassier-Anigo doit se tenir lundi.