XV de France: Surtout ne pas briser l'élan

RUGBY Malgré la petite défaite en Nouvelle-Zélande, l'équipe de France veut croire en une victoire en Australie...

Pierre Koetschet

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 Ma'a Nonu échappe à François Trinh-Duc et les All-Blacks s'imposent de justesse face à l'équipe de France, le 20 juin 2009.
 Ma'a Nonu échappe à François Trinh-Duc et les All-Blacks s'imposent de justesse face à l'équipe de France, le 20 juin 2009. — REUTERS/Anthony Phelps

Envolés les rêves de grandeur, de tournée du bout du monde victorieuse, de renaissance miraculeuse après un tournoi raté. La faute à quelques en-avant, un arbitrage étrange, et surtout des All-Blacks revanchards, et qui ont réussi à venger l’affront de Dunedin, dans le vent et la pluie de Wellington. Non, les Bleus n’ont pas réédité l’exploit de la tournée de 94 avec deux victoires sur les Blacks. Et ce n’est pas la satisfaction d‘avoir arraché le trophée Gallagher pour un seul point qui va consoler les Bleus. «Les trophées, franchement, on s’en fout», sourit Cédric Heymans, auteur d’un essai de funambule samedi.  

«On sera fatigué, mais on se donnera à 100%.»

 Pas question pour autant de baisser les bras alors que se profile le dernier gros morceau de la tournée, l’Australie. «Il est hors de question de galvauder l'Australie, prévient Marc Lièvremont. Les arguments qu'on a fait valoir sur ces deux matches en Nouvelle-Zélande doivent nous permettre de tenter d'aller nous imposer à Sydney. On espérait, sans grande certitude, que ce groupe allait se révéler loin de France, dans conditions extrêmement difficiles. Ce n'est pas encore fait.» 

Une seule solution pour créer cet esprit d’équipe, objectif avoué de la tournée, une victoire sur l’Australie, qui reste sur deux victoires tranquilles face à l’Italie. Face à l’hyperréalisme «aussie», les Français savent déjà que ce ne sera pas une partie de plaisir, et qu’ils auront moins de latitude que face à des All-Blacks volontaires mais parfois brouillons. «Ce sera le match le plus dur de la série parce que c'est le dernier, assure le capitaine Thierry Dusautoir. On sera fatigué, mais on se donnera à 100%.» C’est peut-être la marque de fabrique de cette nouvelle équipe de France.