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RUGBYComment Maxime Lucu est devenu le vrai patron de l’UBB

Top 14 : Comment Maxime Lucu est devenu le vrai patron de l’UBB

RUGBYPour tenter de décrocher ce samedi sa première finale de Top 14, l’Union Bordeaux-Bègles s’appuiera une nouvelle fois sur son demi de mêlée, Maxime Lucu, en forme internationale depuis plusieurs mois
Maxime Lucu, le demi de mêlée de l'UBB.
Maxime Lucu, le demi de mêlée de l'UBB.  - Daniel Vaquero/SIPA / SIPA
Clément Carpentier

Clément Carpentier

L'essentiel

  • L’Union Bordeaux-Bègles affronte Montpellier ce samedi (21 heures) en demi-finale du Top 14.
  • Auteur d’une immense prestation en barrage face au Racing, Maxime Lucu n’en finit plus de prendre de l’épaisseur, sur et en dehors du terrain, à 29 ans.
  • Aujourd’hui, il donne plus que raison à Fabien Galthié de lui faire confiance en tant que doublure d’Antoine Dupont avec le XV de France.

C’est l’histoire d’un joueur qui n’aurait pu ne jamais porter le maillot de l’Union Bordeaux-Bègles pour finalement en devenir le patron trois ans plus tard. L’histoire d’un joueur qui enchaînait les matchs de Pro D2 dans un certain anonymat jusqu’en 2019 avant de devenir le numéro 2 du XV de France au poste de demi de mêlée derrière le meilleur joueur du monde, Antoine Dupont. Cette histoire, c’est bien sûr celle de Maxime Lucu. Le Basque vit en effet ces dernières saisons un véritable « rêve » éveillé comme il le dit lui-même.

Maxime Lucu est désormais le supplément idoine d'Antoine Dupont.
Maxime Lucu est désormais le supplément idoine d'Antoine Dupont.  - Francois Mori/AP/SIPA;

Un rêve que l’ancien capitaine du Biarritz Olympique n’aurait pu donc ne jamais vivre. La faute à un certain… Christophe Urios. C’est le manager de l’UBB qui l’a confié cette semaine avant la demi-finale de Top 14 face à Montpellier ce samedi à Nice : « Quand j’ai signé à Bordeaux en novembre [2018], j’ai demandé au président si Maxime Lucu avait déjà signé son contrat. Je n’en voulais pas. Je n’aimais pas sa façon de jouer, je trouvais qu’il manquait de vitesse. Mais Laurent [Marti] m’a répondu que c’était déjà signé. » Conclusion du patron de l’Union :

« Aujourd’hui, j’aurais probablement fait la plus grosse connerie de ma carrière si j’avais pu ne pas le faire venir ! » »

Un joueur qui se manque très rarement

Aujourd’hui, Christophe Urios laisse même entendre que son demi de mêlée pourrait être la saison prochaine son capitaine. Il faut dire que l’homme de Saint-Jean-de-Luz est devenu un élément indispensable de l’UBB. Sur le terrain où Maxime Lucu, véritable « courroie de transmission » dixit son manager, enchaîne les performances de très haut niveau à l’image de son match XXL contre le Racing en barrage. « Il a été excellent sur les initiatives même si ce n’est pas sa qualité première. Ensuite, il a été très fort sur son jeu au pied. Défensivement, il se troue rarement. Je ne sais pas si c’est un sommet pour lui car moi, je l’ai souvent vu dans les sommets et rarement dans les collines », poursuit Urios.

Au point d’avoir le droit à une standing ovation à sa sortie. Un moment très fort pour celui qui entretient une relation particulièrement avec le public. « Je me sers énormément de lui pendant les matchs [à coups de poing rageur], reconnaît-il. Ce sont des choses qui font du bien de voir ces ambiances. Bon, parfois, j’en fais un peu trop. (sourires) » A 29 ans, Maxime Lucu fait partie de ses joueurs qui ont mis du temps à faire décoller leur carrière et qui aujourd’hui ont faim de titres, avec l’UBB et le XV de France.

Maxime Lucu peut aussi buter.
Maxime Lucu peut aussi buter.  - Daniel Vaquero/SIPA

« Un leader par l’exemple »

Mais si le Basque a pris une nouvelle dimension cette saison, c’est avant tout pour son apport en dehors du terrain à l’image de la semaine dernière. « On n’était pas bien. Tout le monde avait la tête en bas. Mais on a réussi à se resserrer via Max Lucu, François Trinh-Duc qui ont pris les choses en main. Ils ont pris le groupe à leur charge. Ils ont organisé la semaine, les vidéos », explique l’arrière Romain Buros. Pourquoi ? « Le staff a bossé dix mois, maintenant c’est à nous de prendre les choses en main et d’aller chercher le truc. Ce rôle, j’aurais peut-être pu le prendre plus tôt comme d’autres d’ailleurs dans le groupe. Parfois, on attend trop du staff », affirme le principal intéressé.

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Une prise d’initiative que Christophe Urios a plus qu’appréciée :

« Lui, c’est un vrai mec. Ça, tu peux l’écrire ! Il ne se chie pas dessus quand ça devient chaud. » »

Il amène « cette rébellion » dont l’Union Bordeaux-Bègles avait besoin après une deuxième partie de saison ratée. « Max, c’est un rassembleur. Un leader par l’exemple. J’aime beaucoup sa façon de parler. Je me retrouve en lui. D’ailleurs, il a souvent le dernier discours dans le vestiaire avant d’entrer sur le terrain. Il emmène les autres et surtout, c’est le plus important pour moi, il fait les choses. » Jusqu’à décrocher à un Bouclier de Brennus ?

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