Le Real est mort, vive le Real

M. Go

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Le défenseur portugais du Real Madrid, Pepe, lors d'un match contre Valence, le 23 mars 2008.
Le défenseur portugais du Real Madrid, Pepe, lors d'un match contre Valence, le 23 mars 2008. — J.Medina/REUTERS

L'heure de la reconquête a sonné. Après avoir perdu son titre de champion d’Espagne, s’être fait humilier en huitième de la Ligue des champions par Liverpool et surtout avoir subi toute la saison la honte de voir l’ennemi barcelonais proposer le plus beau jeu de la scène européenne, le Real Madrid a faim. L’homme fort des années galactiques 2000-2006, Florentino Perez, est revenu aux commandes lundi, avec quelques poids lourds dans son escarcelle, dont Zinedine Zidane, conseiller spécial.


Pellegrini ou l’arme anti-Barça


Dès mardi, il a présenté à la presse le nouvel entraîneur de la Maison blanche, Manuel Pellegrini.  «Un professionnel intelligent, travailleur, équilibré, qui prend soin du ballon et qui propose toujours un football élégant et de bon goût», a ainsi déclaré Florentino Perez à propos du Chilien, dont la philosophie du foot, faite de passes et d’offensive a permis à Villareal d’atteindre les demi-finales de la Ligue des champions en 2006.

«Je mise sur le football bien joué parce que je pense que c'est le football qui donne les meilleurs résultats, a déclaré Pellegrini face à la presse. Très souvent beaucoup de journalistes opposent le beau jeu aux résultats. Dans ma carrière j'ai eu la chance de pouvoir allier les deux, ils peuvent être associés.» Après avoir débauché cette arme anti-Barça censé rendre sa superbe au Real, le prochain défi qui attend Florentino Perez sera l’épineux dossier des transferts. Et dans ce domaine, le nouveau pésident, qui avait su débaucher Zidane, Figo, Beckham et Ronaldo pour gagner la Ligue des champions 2003, est attendu. Surtout que  prochaine finale de la Ligue des champions se jouera à Santiago-Bernabeu.