Suivez Barcelone-Manchester United en live comme-à-la-maison

Pierre Koetschet

— 

Les joueurs du FC Barcelone (Messi, Bojan et Piqué, de gauche à droite), vainqueurs de la Coupe d'Espagne, le 13 mai 2009 face à Bilbao, à Valence.
Les joueurs du FC Barcelone (Messi, Bojan et Piqué, de gauche à droite), vainqueurs de la Coupe d'Espagne, le 13 mai 2009 face à Bilbao, à Valence. — SIPA
L'avant-match

Et si le match entre Manchester United et Barcelone était le meilleur match de tous les temps. Une assertion audacieuse du chroniqueur star du «Financial Times» Simon Kuper, mais qui pourrait bien se vérifier, tant la finale de la Ligue des champions fait saliver d’avance.


Car Manchester United et le FC Barcelone sont sans contestation les deux meilleures équipes de la saison, les plus populaires aussi. L’armoire à trophées est déjà bien remplie: Barcelone est en quête du triplé, Manchester d’un quintuplé. Déjà assurés chacun d’un titre de champion les deux clubs cherchent surtout à marquer l’histoire. Manchester United, tenant du titre, est à la recherche d'un doublé inédit depuis 19 ans, et le grand Milan d’Arrigo Sacchi.

Mais au-delà des chiffres, ce match est aussi un affrontement de style. D’un côté entre le rouleau compresseur britannique capable de se projeter très rapidement vers l’avant. De l’autre le jeu de passe étouffant des Barcelonais. «Nous avons marqué 150 buts cette saison», résume l’avant-centre Samuel Eto'o. «Pour un attaquant, il n'y pas de meilleur endroit où jouer que Barcelone.»  «Ils peuvent vous faire tourner comme sur un manège et vous étourdir», renchérit, admiratif, Alex Ferguson, le manager mancunien, qui ne manque pourtant pas de stars dans son effectif, notamment Wayne Rooney, et surtout Cristiano Ronaldo, ballon d’or en titre.

La finale de Rome pourrait d’ailleurs s'avérer décisive dans l’attribution de la distinction entre le Portugais et Lionel Messi, l’insaisissable créateur du Barça qui a marqué la saison de son empreinte.

Malgré toutes ces promesses, il y a tout de même quelques chances que ce sommet de la saison tourne finalement au non-match, n’en déplaisent à Simon Kuper et aux millions d’aficionados qui attendent le coup d’envoi avec impatience. Pas vous?