Nadal s'impose au bout du suspense

TENNIS En demi-finale, l'Espagnol élimine Djokovic après avoir sauvé trois balles de match. Dimanche, il sera opposé à Roger Federer...

R.S.

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Rafael Nadal, vainqueur de Novak Djokovic, en demi-finale du Master 1.000 de Madrid, le 16 mai 2009.
Rafael Nadal, vainqueur de Novak Djokovic, en demi-finale du Master 1.000 de Madrid, le 16 mai 2009. — REUTERS/Francisco Seco

La terre madrilène a tremblé samedi soir. Pendant plus de quatre heures d’un bras de fer tétanisant, le public du court Manolo Santana a bien cru assister à la plus grande déflagration tennistique de la saison. Celle qui devait faire trébucher Rafael Nadal sur «sa» terre. Devant son public, après 32 victoires consécutives sur cette surface et à huit jours de Roland-Garros.

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Mais, malgré toute l’envie et les qualités d’un grand Novak Djokovic, le numéro un mondial a prolongé un peu plus sa série, concluant ce match à 11-9 dans le tie-break du troisième set (3-6 ; 7-6 ; 7-6). Allongé sur le court, les bras en croix et les traits tirés, l’Espagnol est passé par tous les états après avoir sauvé trois balles de match. Tout ça pour disputer une nouvelle finale, la quatrième consécutive cette saison sur terre, dimanche face... à Roger Federer. Le Suisse s'est imposé face à Juan Martin Del Potro, beaucoup plus facilement que Nadal: 6-3/6-4.

Jamais cette année Nadal a semblé si peu à l'aise sur terre. Mais il a su une fois de plus sortir les coups qu'il fallait aux moments décisifs, et notamment des coups droits extraordinaires tombés dans le coin du court sur deux des balles de match, dans l'ultime tie-break.

Une cuisse douloureuse


Jusqu'au début du deuxième set, ses déplacements étaient moins fluides, ses retours souvent neutres et sa couverture de terrain moins importante que d'habitude. L'Espagnol a alors fait appel au kiné pour se faire bander la cuisse droite. Un soin salvateur qui lui a soudainement permis de retrouver ses coups.

En face, c'est un Djokovic version «premier trimestre 2008» qui s'est mis en travers de sa route. Le Serbe, qui était déjà le seul joueur à lui avoir chipé un set sur terre, a confirmé son statut de plus dangereux adversaire du Majorquin sur l'ocre. A défaut d'être son tombeur.