Dans la peau du Girault nouveau

HAND Alors que son équipe est relégable, l'entraîneur de Paris a vécu sur le terrain, la nouvelle défaite des siens face à Chambéry (26-33)...

Romain Scotto

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L'entraîneur du Paris-Handball, Olivier Girault, lors d'un entraînement au stade Pierre de Coubertin à Paris, le 1er décembre 2008.
L'entraîneur du Paris-Handball, Olivier Girault, lors d'un entraînement au stade Pierre de Coubertin à Paris, le 1er décembre 2008. — SIPA

Ce devait être un choc pour l’Europe. L’une des rencontres phare de cette dernière ligne droite, idéalement placée dans le calendrier pour couronner la première saison d’Olivier Girault sur le banc du Paris Handball. Mais face à Chambéry vendredi soir, l’ancien capitaine des Bleus n’avait pas vraiment l’allure d’un coach ordinaire.



Comme face à Créteil, quelques semaines plus tôt, Girault a laissé son costume au vestiaire. C’est désormais sur le terrain, aux côté de ses joueurs, qu’il vit les déculottées du Paris Handball (26-33 vendredi soir). Contraint et forcé de renfiler son short pour pallier la blessure de son jeune frangin, Samuel Clémentia, et sauver un club avant dernier de D1, qu’on n’a jamais senti si près d’être relégué.



En duel avec Narcisse



Mais huit mois après avoir annoncé sa retraite sportive, le retour sur les parquets semble compliqué à gérer. Le statut d’homme à tout faire, difficile à assumer. Car du côté de Coubertin, les moindres gestes, les moindres mots de ce numéro 19, sont épiés. Le joueur, lui, n’a pourtant pas beaucoup changé. Toujours ce petit morceau de sparadrap sur l’arcade, cette capacité à jouer des coudes et cet esprit guerrier.

Sur le parquet, Girault glisse ses consignes à Sorhaindo, replace Diaw, son capitaine, encourage sans cesse ses joueurs, menés au score pendant toute la rencontre. Il est aussi le premier à discuter avec les arbitres et à blaguer avec l’un de ses adversaires directs, Daniel Narcisse, avec qui il fêtait un titre olympique, il y a moins d’un an.

Toujours coach



Lorsqu’il prend place sur le banc, le plus souvent en phase offensive, Girault n’allonge pas la file des maillots rouges. C’est au côté de Max Spincer, son adjoint, qu’il se range pour souffler, mais aussi pour observer. Retrouvant ses réflexes de coach, le Guadeloupéen s’époumone alors de nouveau. Tel un jeunot. Mais rien n'y fait. Malgré trois buts, une exclusion de deux minutes et quelques jolis tampons, notamment sur Xavier Barrachet, son équipe laisse filer de précieux points dans la course au maintien

Les Parisiens n'ont désormais que deux matchs pour se sauver. Face à Nantes «où en cas de défaite, ce serait terminé», analyse Girault. Puis face à Dunkerque où l'homme à la double casquette compte bien «entretenir un dernier espoir» en «se battant jusqu'au bout, sans rien lâcher». Et ce n'est pas le coach qui parle.