Le blues de Lewis

FORMULE 1 Le champion du monde se morfond dans le bas du classement et se confesse dans la presse...

M.Go.

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Derrière, Hamilton et Rosberg se précipitaient pour repartir mais ne pouvaient freiner à temps pour éviter l'obstacle formé devant eux par la Ferrari et la BMW Sauber immobilisées. Hamilton tamponnait Raikkonen et les deux hommes abandonnaient.
Derrière, Hamilton et Rosberg se précipitaient pour repartir mais ne pouvaient freiner à temps pour éviter l'obstacle formé devant eux par la Ferrari et la BMW Sauber immobilisées. Hamilton tamponnait Raikkonen et les deux hommes abandonnaient. — Don Emmert AFP

Alors que tout semblait aller bien jeudi lors d’une interview à la «BBC» où il clamait son amour de Mc Laren, Lewis Hamilton ne va plus très bien dans un entretien publié par le «Times» de ce vendredi. Le champion du monde en titre y exprime son blues et sa rancœur à l’égard d’un milieu pas toujours facile.

«Dans mon esprit, il ne fait aucun doute que je peux m'amuser autant en Formule 1 qu'auparavant. Mais pas actuellement», déclare le Britannique qui n'a toujours pas accepté d'avoir été déclassé du Grand Prix d'Australie pour avoir menti aux commissaires de course. «J'aimais la Formule 1, et cela m'a été en partie enlevé. J'éprouve un sentiment similaire à quelqu'un qui est emprisonné et pense qu'il ne devrait pas être derrière les barreaux». Rien que ça.



Des résultats décevants



«Je veux être pilote. Je ne fais pas du sport pour être politicien, continue-t-il. Quand je suis arrivé en F1, je n'imaginais pas qu'il y aurait autant de politique (...) C'est bien plus agréable dans les catégories mineures, où les gens sont juste là pour la course, où les équipes sont juste là pour la course», a regretté le pilote qui a reconnu être affecté par ses résultats. Avec neuf points après cinq Grand Prix, le champion du monde sortant (McLaren-Mercedes) est 7e du classement des pilotes, 32 points derrière son compatriote Jenson Button (Brawn-Mercedes). «Ce n'est évidemment pas un sentiment agréable de se lever le matin en sachant que vous ne pourrez pas gagner le week-end, quels que soient les efforts que vous mettrez dans la course ou la qualité du travail que vous et l'équipe fournirez». Dur d’étre un bébé Mc Laren.