Le tennisman français Richard Gasquet, à l'Open d'Australie, le 24 janvier 2009.
Le tennisman français Richard Gasquet, à l'Open d'Australie, le 24 janvier 2009. — SIPA

TENNIS

Que risque Richard Gasquet?

Contrôlé positif à la cocaïne, le joueur français peut se retrouver dans trois situations...

Depuis plusieurs jours, la cellule de crise mise en place autour du joueur français affûte ses arguments en prévision de l’audition qu’il passera le 12 juillet, devant le tribunal antidopage de la fédération internationale. Suspendu à titre provisoire jusqu’à cette date, trois cas de figure s’offriront alors à lui.

Une suspension de deux ans

Le 21e joueur mondial n’ayant jamais fait l’objet d’un contrôle positif par le passé, il ne peut pas encourir de peine plus lourde. L’effet de la sanction démarre au début de la suspension provisoire. Richard Gasquet pourrait écoper d’une telle peine s‘il ne parvient pas à justifier sa bonne foi devant le tribunal et s’il est avéré qu’il a commis une faute ou une négligence significative, lors de cette fameuse soirée à Miami. Dans ce cas, le Français ne pourrait plus s’aligner en tournoi jusqu’au 11 mai 2011, ce qui porterait un net coup d’arrêt à sa carrière.

Une suspension d’un an



Il n’est pas question de remettre en question la présence de cocaïne dans les urines du joueur. Mais simplement de prouver, selon le code mondial antidopage, «qu’il ignorait, même avec la plus grande vigilance, qu’il s’était fait administrer une substance interdite». Selon les spécialistes en toxicologie, cette position semble difficile à défendre. Mais dans ses textes, l’Agence mondiale antidopage prévoit bien que la sanction peut être diminuée de moitié si le joueur prouve «l’absence de faute ou de négligence significative». Une pause d'un an le ferait certainement plonger au classement ATP, mais lui permettrait de revenir juste à temps pour l'édition 2010 de RolandGarros. Une petite wild-card et tout serait oublié.

Rien du tout



Le scénario le plus improbable. Son contrôle positif étant considéré «en compétition» par les règlements de l’ITF, Richard Gasquet a peu de chances d’être absout. Jeudi, le président de la fédération française, Jean Gachassin

s'est d'ailleurs exprimé à ce sujet. «Le seul regret c'est qu'il n'ait pas déclaré forfait la veille en sachant qu'il n'allait pas jouer. Il a déclaré forfait le samedi matin, ce qui est dommage. S'il avait déclaré forfait à 17h, il n'y avait plus de problèmes, il n'y avait pas de cas Gasquet».

Maintenant, le joueur est contraint de prouver, «dans un cas particulier, l’absence de faute ou de négligence de sa part», selon les termes du code mondial antidopage. Il devra également expliquer comment la substance interdite s’est retrouvée dans son organisme. Les textes précisent qu’il est «particulièrement difficile de remplir les critères imposés pour une réduction de peine». S’il n'est pas sanctionné, il peut théoriquement s'aligner à Stuttgart ou Bastad, dès le 13 juillet…