Ces finales de Coupe de France que l'on a presque oubliées

FOOT Une sélection certifiée 100% «mauvaise foi»...

A.P.

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 José Luis Chilavert vient de donner la victoire à Strasbourg en final de la Coupe de France 2001, le 25 mai 2001.
 José Luis Chilavert vient de donner la victoire à Strasbourg en final de la Coupe de France 2001, le 25 mai 2001. — JC Kahn / REUTERS

Rennes-Guingamp, les mauvaises langues vous diront que l’affiche de la finale de Coupe de France 2009 titille seulement l’intérêt des Bretons; et encore, les Finistériens ne semblent pas plus concernés que ça.  Dans un élan masochiste, la rédaction de 20minutes.fr s’est penchée sur les finales les moins palpitantes de ces dernières années. Car  il y a des soirs comme ça, où on aurait mieux fait d’aller prendre un verre en terrasse.

 
1993: Paris-Saint Germain – Nantes : 3-0
 
De cette finale dominée par la bande de Ginola, la légende a juste retenu les trois cartons rouges nantais et le coup de sang Jean-Louis Lima. Entré quelques secondes plus tôt, le Nantais descend Patrick Colleter d’un tacle kamikaze. Sans même attendre la sanction de l’arbitre, Lima retire ses protège-tibias et file aux vestiaires. Tel le Meursault de Camus dans «L’Etranger», le joueur n’a jamais livré le sens de son geste.

 1997: Nice-Guingamp: 1-1 (4-3 tab)
 
Douze ans plus tard, les supporters niçois se demandent encore comment il est possible de remporter une Coupe avec une équipe dont les meilleurs joueurs s’appellent Chaouch, Savini et Tatarian. Dernier et déjà relégué en D2, l’OGCN s’impose aux tirs au but face à des Guingampais qui pleurent encore le penalty raté du valeureux capitaine, Coco Michel. Samedi soir, l’heure de la revanche aura peut-être sonné...
 
 




1999: Nantes – Sedan: 1-0
 
Un trophée est un trophée. Sans rien enlever au parcours des joueurs de Reynald Denoueix, on garde surtout de cette finale le saut de l’ange de Da Rocha dans la surface sedanaise. Gagner sur un penalty trouvé dans une pochette-surprise, c’est quand même moche. Non?

2001: Strasbourg-Amiens: 0-0 (5-4 au tab)

 
Entre des Alsaciens déjà relégués en D2 et des Amiénois alors en National, il ne fallait pas s’attendre à des miracles. Au bout d’un match pauvre en occasions, Strasbourg enlève sa troisième Coupe de France après le tir au but décisif de son gardien tout en rondeurs, José Luis Chilavert. A leur retour à Strasbourg, les vainqueurs sont accueillis fraîchement par des supporters qui n’oublient pas la saison désastreuse qu’ils viennent de subir.  
 
 2002: Lorient-Bastia: 1-0
 
Un homme a marqué cette finale de son empreinte: Jacques Chirac. Choqué par les sifflets venus la tribune corse qui accompagnent «La Marseillaise»,  le président fraîchement réélu se fâche, déserte la tribune présidentielle et d’un ton grave s’adresse au pays. Pour l’anecdote, Lorient s’impose sur un but de Jean-Claude Darcheville tout aussi opportuniste.




2004: PSG-Chateauroux: 1-0
 
Sans forcer leur talent, les Parisiens s’imposent sur une tête de l’inévitable Pauleta. Mais l’événement est ailleurs. Au moment où il brandit le trophée, le capitaine Frédéric Déhu est sifflé par une partie de ses propres supporters. Sa faute: avoir annoncé son départ pour Marseille. Mauvais timing.