Le Barça miraculé rejoint Manchester en finale

FOOT Le club catalan arrache le nul (1-1) dans les arrêts de jeu et élimine Chelsea en demi-finale...

R.S., avec agence

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Lionel Messi (en jaune) à la lutte avec John Terry (en bleu) lors de la demi-finale de Ligue des champions Chelsea - Barcelone, le 6 mai 2009 
Lionel Messi (en jaune) à la lutte avec John Terry (en bleu) lors de la demi-finale de Ligue des champions Chelsea - Barcelone, le 6 mai 2009  — E.Keogh/REUTERS

Jusqu'à la 92e minute de ce match, Chelsea tenait encore sa victoire et sa deuxième finale consécutive en Ligue des champions. Mais dans les dernières minute de cette demi-finale haletante, Andres Iniesta a surgi pour égaliser et offrir au FC Barcelone sa place en finale le 27 mai à Rome, face à Manchester United.

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Avant cette délivrance totalement improbable, les Catalans, réduits à 10 depuis la 65e minute et l'exclusion d'Abidal, n'avaient pas cadré le moindre tir et subissait les assauts de leurs adversaires. Pep Guardiola peut sauter dans tous les sens. Son équipe est bien miraculée. Qui aurait parié sur une équipe dominée, menée depuis la 9e minute sur une volée splendide de Michael Essien (9e) et réduite à dix

Sans Thierry Henry, blessé, les Catalans ont vite découvert que Chelsea n'était pas le Real Madrid, atomisé 6-2 samedi en championnat. Pas le genre à céder à la première bourrasque. Car Chelsea est un assassin qui ne laisse pas passer sa chance, par exemple quand un centre de la gauche de Florent Malouda est contré dans l'axe par le milieu Yaya Touré, réinventé défenseur central en l'absence de Marquez (blessé) et Puyol (suspendu). Essien se précipitait dans l'axe pour une volée du pied gauche playstation sous la barre (9, 1-0).

Penalties oubliés

Rien d'irréversible pour une équipe qui a inscrit près de 150 buts cette saison toutes compétitions confondues. Sauf que Barcelone était en panne, à l'image de Messi. Elle souffrait de l'intensité mise par les Anglais, à laquelle elle n'est pas habituée en Liga. Victor Valdes devait sortir de sa surface devant Didier Drogba (23e), détourner comme il pouvait un coup franc excentré de l'Ivoirien (25e), suivre du regard une tête de John Terry au ras du cadre (25e).

Alors qu'une passe de Frank Lampard l'envoyait au but, Drogba réclamait un penalty pour une faute d'Eric Abidal (27e). En grande forme, se débarrassant de Gerard Pique, l'Ivoirien manquait le but du KO dès le retour du vestiaire, Valdes réussissant un arrêt salvateur du pied (52e).

Face aux contres locaux, les défenseurs barcelonais souffraient, Drogba torturait Touré, et Abidal payait le prix, pris de vitesse par Nicolas Anelka et exclu (66e). Cette fois aidé par l'arbitre qui oubliait deux penalties pour Chelsea (73e et 82e), Barcelone se rebellait. Mais la tâche semblait trop dure. Barcelone semblait devoir rester inoffensif. Jusqu'à cette dernière offensive que la défense de Chelsea avait cette fois du mal à repousser. Messi servait Iniesta à l'entrée de la surface. Et du pied droit du milieu catalan surgissait le miracle.