Et si ce Guus-là faisait tomber le Barça?

FOOT Le coach de Chelsea est un maître en tactique. Une vision collective du football qui pourrait perturber le Barça mercredi soir...

M. Go.

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On a beaucoup parlé sur les bancs de touche mercredi soir. Pour sa première en Ligue des Champions avec Chelsea, Guus Hiddink (à droite), a privé Claudio Ranieri d'un retour triomphant à Stamford Bridge, aux commandes de la Juve.
On a beaucoup parlé sur les bancs de touche mercredi soir. Pour sa première en Ligue des Champions avec Chelsea, Guus Hiddink (à droite), a privé Claudio Ranieri d'un retour triomphant à Stamford Bridge, aux commandes de la Juve. — D.Martinez/REUTERS

Samedi 11 avril, 32e journée de Premier League. Chelsea plie 4-3 Bolton. Malgré sa 5e victoire en 6 matchs de Premier League, Guus Hiddink, arrivé depuis 2 mois à la tête des Blues, n’est pas content du tout. «C’est un match typiquement anglais. Nous nous sommes soudainement relâchés et n’avons plus gagné les duels défensivement. Je ne parle pas seulement de la défense, mais aussi des milieux et des attaquants. Nous avons concédé trois buts en neuf minutes et je pense que ce n’est pas acceptable», maugrée-t-il. Samedi dernier, lors de sa 8e victoire en 10 matchs de championnat face à Fulham, Hiddink a de nouveau pesté contre «l’individualisme» de ses joueurs. Perfectionnisme, rigueur tactique et solidarité défensive: tout Guus Hiddink est résumé dans ces analyses d’après-match sans compromission.


Un match à suivre mercredi soir en live comme-à-la-maison



Un engagement physique total

 
Et si ce Guus-là avait les armes pour éteindre le feu follet barcelonais que toute l’Europe voit déjà soulever la Coupe aux grandes oreilles? Au vu du match aller, on peut le penser. Son traditionnel 4-4-2 qui se transforme en 4-5-1 dès la perte du ballon a grandement perturbé le Barça au match aller (0-0). Grâce notamment au pressing permanent des Blues sur les artistes catalans (le marquage de Bosingwa sur Messi est un modèle du genre).


De la recette du football total, le sorcier néerlandais a certes retenu l’ingrédient offensif (le quart de finale retour 4-4 contre Liverpool en est un exemple) mais il n’a surtout jamais oublié la rigueur défensive qu’impose cette vision du foot qui exige une condition physique au top. «Malgré tout le respect que je dois à Scolari, Hiddink a changé le système d’entrainement. Il nous demande de mettre la même intensité à l’entrainement qu’en match, avait estimé le latéral brésilien Belletti dans les colonnes du journal brésilien «O’Globo» quelques semaines après l’arrivée du Néerlandais. Une alchimie basée sur la rigueur qui a permis à cet entraîneur globe-trotter de transformer certaines équipes modeste sur le papier en or. Comme lorsqu’il avait mené la Corée du Sud en demi-finale de la Coupe du monde 2002 ou l’Australie en huitièmes en 2006.
 

Formé par un autre Néerlandais, Johan Cruyff,
l’entraîneur du Barça, Pep Guardiola, est conscient que le déplacement à Stamford Bridge a tout du match piège, il a d’ailleurs allumé la polémique sur la dureté du jeu lors du match aller. «Si vous regardez l'engagement de Barcelone lors de leur match contre le Real, il ressemblait à celui de la semaine dernière et était normal dans ce qui est un sport d'hommes...», a simplement rétorqué Hiddink. L’opposition promet…