Manuel Almunia, la vengeance d'un blond

FOOT Le gardien d'Arsenal a été le héros de la demi-finale aller de Ligue des champions face à Manchester United...

A.P.

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Le gardien d'Arsenal, Manuel Almunia, le 24 février 2009 à Rome.
Le gardien d'Arsenal, Manuel Almunia, le 24 février 2009 à Rome. — D.Martinez / REUTERS

Selon la légende, les grands gardiens auraient tous un grain. Manuel Almunia ne déroge pas à la règle. En 2007, l’Espagnol d’Arsenal expliquait ses mauvaises performances du moment par les fantômes qui hantaient sa villa: «Une nuit, ma femme s’est réveillée en hurlant. Elle m’a dit qu’elle avait vu un moine avec des bougies dans la main. Je ne l’ai pas vu, mais j’ai eu une de ces  peurs».

>>Arsenal-Manchester United: une demi-finale de Ligue des champions à suivre en live mardi à 20h45
 
Quand ils ont vu les premières prises de balles maladroites  de ce grand blond peroxydé, les supporters des Gunners ont eux aussi poussé des cris d’effroi. Abonné aux clubs de secondes zones espagnols (Osasuna, Albacete, Eibar), Almunia (31 ans) rallie aujourd’hui tous les suffrages. Si les Gunners n’ont pas coulé à Manchester United en demi-finale aller de Ligue des champions (défaite 1-0), ils le doivent à leur portier, impérial face aux feux nourris des Mancuniens.  

Outre Manche, les dernières performances du natif de Pampelune ravivent le débat sur l’urgence de sa sélection en équipe d’Angleterre. Pour Arsène Wenger, la question ne se pose même plus. «Bien sûr, Manuel a le niveau pour jouer en équipe d'Angleterre. Il n'a pas seulement le niveau, il est le meilleur», estime le manager d’Arsenal.
 
«Aussi anglais qu’une paëlla»
 
Dans un pays traumatisé par les bourdes à répétition des comiques associés Carson, James et Robinson, la naturalisation d’Almunia passionne et divise la presse. Si le «Daily Mail» le juge aussi «anglais qu’une paëlla», le «Times» admet qu’il est «plutôt bon et possède une paire de gants», critères suffisants pour se distinguer de ses collègues «made in England».
 
Oublié par son pays natal, «je n’ai quasiment aucune chance de jouer pour l’Espagne», Almunia se dit prêt à faire allégeance à Albion, histoire de disputer la Coupe du Monde 2010. La décision appartient au sélectionneur, l’Italien Fabio Capello. Quand on parle football, les Anglais sont tout de suite plus europhiles.