Les Canaris comme des poussins

David Phelippeau

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On connaît le président Kita virulent contre certains détracteurs. Hier soir, derrière la porte du vestiaire nantais, les médias ont discerné celui fulminant contre ses joueurs. « Mais, vous êtes qui, bordel ? », a-t-on entendu résonner dans les coursives de la Beaujoire. On a une réponse : les Canaris étaient tout sauf des joueurs de football professionnel, hier. « On a été nuls, archi nuls ! », résume, à sa manière, le capitaine Frédéric Da Rocha. « Ce soir, on se plante complètement, embraie le milieu de terrain David de Freitas. On s'est mis tout seul dans la merde... »

D'autant que le FC Nantes avait ouvert le score par Christian Bekamenga (24e, 1-0). On se disait alors que, contre la plus mauvaise attaque et la plus faible défense de Ligue 1, Nantes voguerait tranquillement vers un succès si important pour son maintien. Au contraire, le FCN a coulé... « C'est la pire des soirées depuis le début de la saison », estime même de Freitas. L'arrière-garde nantaise ne le démentira pas, tant Mamadou Diallo (40e, 1-1) puis Florian Marange (61e, 1-2) ont profité de leur naïveté et de leurs largesses pour plonger un peu plus la Beaujoire dans une insigne consternation.

A quatre journées de la fin - et avant un déplacement très périlleux à Lyon dans une semaine et demie et la réception du voisin rennais toujours prompt à enfoncer le rival de l'Ouest - le FC Nantes est désormais 18e de Ligue 1. « La probabilité de rester en Ligue 1 se réduit », lâche ainsi le milieu de terrain Ricardo Faty. Au regard du match d'hier, elle est même nulle. W