Bah et le Racing au rendez-vous

François Galey

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Le Racing n'a peut-être pas la constance et le fonds de jeu d'une équipe comme Lens, mais il possède bien les qualités mentales requises pour monter en L1. C'est en substance le message délivré vendredi soir par les joueurs de Jean-Marc Furlan, victorieux de Guingamp deux buts à un sur la pelouse des finalistes de la Coupe de France, inviolée depuis plus de huit mois.

Rares étaient les Alsaciens optimistes avant la rencontre. Le Racing ayant habitué ses supporters à aligner des séries - positives ou négatives - depuis le début de la saison, les deux défaites à Lens et Tours, suivies d'un nul décevant face au voisin messin, n'auguraient aucune réaction d'orgueil à Guingamp. Le premier quart d'heure où les Strasbourgeois étaient dépassés par la vitesse des Bretons laissait même craindre le pire. C'était sans anticiper une nette supériorité tactique et physique des Alsaciens qu'allait récompenser un improbable doublé de Mamadou Bah.

Conscient de la très bonne opération de ses joueurs, Jean-Marc Furlan ne dissimulait pas sa joie au coup de sifflet final. C'est qu'en plus de marquer les esprits, les Strasbourgeois venaient de ravir la place de dauphin à des Boulonnais défaits sur leur terrain par Ajaccio, et de dépasser les Messins, incapables de marquer le moindre but contre la lanterne rouge nîmoise. Le Racing montre à un moment crucial qu'il peut enfin se comporter en patron. Si leurs quatre derniers matchs s'annoncent terribles, les Alsaciens ont montré qu'ils étaient prêts à relever le défi. W