Rafael Nadal est indéboulonnable

TENNIS L'Espagnol remporte pour la quatrième fois le Masters 1000 de Rome sur terre battue face à Novak Djokovic (7-6, 6-2)...

Bertrand Tang

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Qui peut arrêter Rafael Nadal sur terre? Deux semaines après avoir sérieusement bousculé le n°1 mondial en finale de Monte-Carlo, Novak Djokovic espérait faire mieux à Rome dimanche. Mais le Serbe, tenant du titre, n’a pas rien pu faire (7-6 [7-2], 6-2). «C'est sa patience sur les points importants qui a fait la différence. Dans les moments clés, il a mieux géré la pression que moi, concède Novak Djokovic. Mais bon, c'est le meilleur joueur du monde en ce moment.» Un match qui s'est joué au tie-break du premier set où l'Espagnol n'a fait plié le Serbe qu'à la troisième occasion. «J'ai eu quelques problèmes à cause du rebond très haut de la balle et, par rapport à la finale à Monte-Carlo, j'ai eu plus de difficultés à contrôler le jeu, explique Nadal. Mais en étant agressif, j'ai réussi à gagner le tie-break du premier set. C'était la chose la plus importante.»

Trois victoires sur terre en trois semaines

Nadal est le premier joueur à remporter quatre fois le tournoi romain (en cinq participations) après ses succès en 2005, 2006 et 2007. «C'est une victoire importante. Aujourd'hui, j'en suis à 15 victoires en Masters Series (seul l'Américain Andre Agassi a fait mieux avec 17 succès), c'est beaucoup et je suis vraiment content de ça», se réjouit le n°1 mondial. En trois semaines, il vient de remporter son troisième tournoi sur terre battue. Sa victoire contre Djokovic est la trentième d'affilée sur la surface. Depuis 2005, il a remporté, sur terre battue, 147 matches pour seulement 4 défaites et 25 des 26 finales de tournois disputées. Des statistiques à donner le tournis. A trois semaines de Roland Garros, aucun adversaire ne semble à la mesure de le battre. Son adversaire le plus dangereux est finalement...Nadal lui-même. A force d’accumuler les matchs de haute intensité, les pépins physiques pourraient apparaître. Pas sûr qu’il ait envie de manquer les deux prochains tournois sur terre «à domicile», Madrid et…Roland Garros. En attendant, le prodige majorquin va se détendre en tapant quelques balles... de golf.