Federer a mal à la tête

TENNIS Le Suisse perd sa demie à Rome face à Djokovic 4-6, 6-3, 6-3...

M. Go.

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 La poignée de main entre le vainqueur, Djokovic, et le vaincu, Federer, en demi-finale du Masters 1000 de Rome le 2 mai 2009.
 La poignée de main entre le vainqueur, Djokovic, et le vaincu, Federer, en demi-finale du Masters 1000 de Rome le 2 mai 2009. — REUTERS

 Cette fois-ci, on se disait que la convalescence de Federer avait bien commencé. Que les symptomes de sa guérison étaient évidents. Après avoir remporté la première manche, l’ancien empereur du tennis mondial avait fait le plus dur en breakant dans le deuxième set Novak Djokovic, condamné à gagner ce tournoi ou à perdre sa place de numéro 3 mondial convoité par Andy Murray. Federer n'avait plus qu'à plier cette rencontre.

Les déclarations de Federer à venir sur 20minutes.fr



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Il a suffi de quelques gouttes pour noyer le Suisse qui marchait sur l'eau il y a encore quelques mois. Une interruption d’une grosse heure due à un orage et le Federer renaissant laisse sa place à celui que l’on a appris à découvrir depuis quelques mois. Celui inconsistant du 5e set de la finale de l’Open d’Australie face à Nadal, celui balayé dans les deux derniers sets des demies de Doha et d’Indian Wells face à Murray ou celui atone de la demie de Miami face à Djokovic. A chaque fois, le match avait bien commencé. Et à chaque fois, un Federer au mental frêle, incapable de tuer un duel comme il le faisait à l’heure de ses plus belles années, était apparu. Sur la terre battue de Rome, ce Federer-là, le moral dans les chaussettes, a encore laissé filer un match. Sans que l’on sache vraiment si c’est la pluie qui l’a déconcentré ou si ses problèmes de mental sont plus graves que cela.


Au retour de l’interruption, on le sent fringant. Il marque son jeu de service, le dernier à son actif jusqu’à la fin de la deuxième manche. Au début du troisième set, il se remet au boulot. Breake Djokovic avant de se laisser rejoindre sur le jeu suivant (lors d’un jeu blanc où le Suisse a semblé traîner sa peine). Djokovic plie alors le match. «Federer  A la fin, c'est toujours décevant de perdre. J'avais l'habitude de gagner des tournois, alors partir juste après avoir perdu, cela laisse bien évidemment un goût amer. Je ne mets pas longtemps à m'en remettre», a positivé le Suisse qui admet qu'il a besoin d'entraînement avant Roland-Garros. A Rome, Federer, auteur de coups sublimes a semblé retrouver une partie de son tennis mais il n’a toujours pas récupéré sa tête.

  L'autre demi-finale met aux prises Nadal face à Gonzalez.