Pour Gourcuff, «rien n'est fini»

FOOT Le milieu bordelais savoure la victoire acquise à Rennes, mercredi soir (3-2), mais ne parle pas encore de titre...

R.S.

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Yoann Gourcuff auteur d'un doublé à Rennes le 29 avril 2009
Yoann Gourcuff auteur d'un doublé à Rennes le 29 avril 2009 — S.Mahé / REUTERS

Plus question de regarder dans le rétro. Dans le sprint final du championnat, les Girondins filent vers la cime du classement, après la victoire arrachée à la dernière minute, mercredi soir à Rennes (3-2). Même s’ils ont joué avec les nerfs de leurs supporters, Yoann Gourcuff et sa bande ont toujours les Olympiens dans le viseur (avec deux points de retard) et restent dans la course au titre, à cinq journées de la fin.



Pour Laurent Blanc, cette victoire est pourtant inespérée après l’expulsion de Planus, et l’ouverture du score rennaise. «Dans les premières minutes, les joueurs avaient encore la tête dans les confetti du stade de France. A la mi-temps, même à 10 contre 11, on s'était fixé de prendre un point. On a fait mieux. Mes joueurs ne m'ont pas écouté, bravo à eux.»



Gourcuff craint toujours Lyon



Le coach bordelais, toujours aussi prudent, ne parle pas encore de titre. Mais avec un calendrier a priori plus abordable que celui de l’OM, les Bordelais semblent largement armés pour rééditer l’exploit de 1999. «La victoire, c'est une bonne chose pour dire à une équipe (Marseille) qu'on est toujours là et à d'autres qu'on ne va pas lâcher la 2e place qu'on a maintenant.»



Avant d’envisager un retour aux commandes, Yoann Gourcuff savoure lui l’écart comptable creusé sur Lyon. Une équipe dont il craint encore le retour au premier plan. «Rien n’est fini. Lyon a beaucoup d'expérience et de qualités, ils ont un manque de réussite évident mais ils sont capables de revenir très vite dans le coup.»



Valbuena amer



Côté marseillais, le scénario de la victoire bordelaise n’a pas plu à tout le monde. «Franchement, ça m'a énervé», confie Mathieu Valbuena, interrogé par «Le Parisien» après la rencontre. «On est passés d'un coup de quatre points d'avance à deux. Ils ne lâchent rien, mais nous non plus. Et nous avons toujours notre destin entre nos mains».