« J'ai un mal fou à décrocher »

Recueilli par David Phelippeau

— 

A quatre journées du terme du championnat de handball de D1, votre équipe n'est qu'à un point du premier non relégable, Paris. Le match de Toulouse (9e), dimanche à Mangin, s'annonce encore capital...

C'est un nouveau gros défi. On a quelque chose de grand à réaliser. Il faut être courageux. Il faut avoir envie de forcer le destin. On n'a pas le droit au relâchement et pas le droit de se rater. On sait maintenant qu'avec deux victoires, ça peut passer... D'autant qu'on va recevoir Paris dans trois semaines.

Ce succès sur le fil, à Aurillac (28-29) samedi, peut-il constituer un déclic ?

L'équipe s'est battue jusqu'à la dernière seconde. J'ai vu beaucoup d'envie. Il ne faut pas oublier qu'à vingt secondes de la fin, on est à 28 partout et le ballon est pour Aurillac... On a eu ce brin de chance qui nous fait défaut depuis quelque temps. Les gars ont été sérieux et solidaires. Ils savent que si on réussit l'exploit de se maintenir, on vivra un moment génial.

A 31 ans, n'avez-vous pas le sentiment de faire un apprentissage de votre métier en accéléré ?

J'apprends tous les jours au contact de Thierry Anti [l'autre coach] et des joueurs. J'ai une vie bien chargée. Ça demande un investissement mental de tous les instants. Rares sont les moments où je pense à autre chose... Même dans les moments hors handball, j'ai un mal fou à décrocher. Je ne me plains pas non plus car ce que je vis est passionnant. Je crois vraiment en ce club. Il y a de quoi construire un truc énorme ici. Ça serait dommage de redescendre et de perdre du temps... Mais si on arrive, je vous assure que ça sera un moment de ma vie incroyable ! W