Les Strasbourgeois doivent aller au combat

Floréal Hernandez

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« Muscle ton jeu Robert, si tu muscles pas ton jeu, fais attention, je t'assure, tu vas avoir des déconvenues, parce que t'es trop gentil », avait intimé Aimé Jacquet à Robert Pirès lors de la Coupe du monde 1998. Onze ans après, Jean-Marc Furlan aiguillonnera peut-être Simon Zenke ou un autre de ses joueurs de la sorte dans les vestiaires du stade du Roudourou à Guingamp, demain. « Lorsque j'étais joueur, j'aimais mettre mon intégrité physique en jeu ainsi que celle de mon adversaire, explique l'ancien défenseur central. J'aimerais que mes joueurs fassent de même pour les cinq derniers matchs. »

De l'impact physique, le Racing va en récupérer en Bretagne, avec le retour de suspension d'Harlington Shereni. Bander les muscles et imposer ses quatre-vingt-deux kilos, le Zimbabwéen sait faire. Il n'y a qu'à demander au Bastiais Malek Cherrad, dont la mâchoire n'avait pas résisté au coude du joueur prêté par Nantes. D'autres footballeurs de Ligue 2 sont également prêts à témoigner. L'investissement total des coéquipiers de Guillaume Lacour face à Metz (0-0) a rassuré l'entraîneur strasbourgeois. « Emil Gargorov est allé au bout de l'épuisement alors qu'il a mal partout », apprécie Jean-Marc Furlan. « On va se battre jusqu'à la dernière minute », clamait Kandia Traoré dans les couloirs de la Meinau à l'issue du derby. Confiant dans ses hommes, Furlan reconnaît que son équipe a de moins en moins le droit à l'erreur en cette fin de championnat. « C'est l'heure du dénouement, annonce le coach. On ne va pas changer notre comportement. Sauf à être encore plus convaincus par notre projet et nos intentions. » W