Qui veut enfoncer les Nantais?... A Marseille, «chacun veut mourir pour l'autre»...

FOOT Les petites phrases et les polémiques de la 33e journée de L1...

R.S.

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Le Nantais Vainqueur (en jaune) en le Nancéien N'Guemo (en blanc) à la lutte lors du match Nancy - Nantes du 26 avril 2009.
Le Nantais Vainqueur (en jaune) en le Nancéien N'Guemo (en blanc) à la lutte lors du match Nancy - Nantes du 26 avril 2009. — C.Verhaegen/AFP
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Le dicton du week-end


«Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avoir de l’avoir tué». Le poncif le plus éculé des stades de foot est lâché par Pape Diouf, à la fin du match de l’OM à Lille (2-1). Le président marseillais apprécie forcément la sixième victoire à l’extérieur de ses joueurs dont il apprécie les multiples visages: «calme lorsque l'adversaire a pris le dessus; efficace quand il s'est agi de marquer des buts pour revenir à la marque; bleu de chauffe quand il fallait préserver l'avance. Ces multiples visages constituent la géographie de l'équipe.»



Le sens du sacrifice, version marseillaise



Pour le coach de l’OM, Erik Gerets, la victoire de ses joueurs dimanche soir à Lille (2-1) n’est pas seulement le fruit du talent individuel de ses joueurs. Il règnerait à Marseille un sens de l’entraide exemplaire: «La classe individuelle et collective des joueurs a fait la différence. Mais chacun voulait mourir pour l'autre. Ce qui sont venus du banc ont montré beaucoup de talent.»

La rancœur nantaise



Frédéric Da Rocha et Elie Baup l’assurent. On en veut au FC Nantes. Selon le capitaine et l’entraîneur nantais, les arbitres n’ont pas aidé les Canaris à éviter la défaite sur la pelouse de Nancy (2-0). «Nous ne sommes peut-être pas bons, mais il y a certaines personnes qui nous enfoncent», s’indigne Da Rocha, sans préciser expressément le fond de sa pensée. Elie Baup, lui, est un peu plus explicite: «Il y a une faute sur Da Rocha qui n'est pas sifflée juste avant le coup-franc accordé à Nancy qui amène le premier but. Et sur le penalty, c'est aussi litigieux.» Pas sûr que son homologue Pablo Correa ait la même interprétation de l'action...


Perrin, tout en modération

C’est une constante chez l’entraîneur stéphanois ces dernières semaines. Après chaque défaite, il s’efforce de relativiser la performance de ses joueurs en extirpant de subtils éléments positifs. Ce qui ne saute pas toujours aux yeux: «Je n'en veux à personne. Je suis déçu, pas en colère. J'ai vu des éléments positifs dans cette rencontre mais il faut diminuer le nombre d'erreurs individuelles.» N'est-ce pas Tavlaridis?

Ricardo file à l’anglaise


La victoire de l’ASM sur la pelouse du Mans devrait permettre aux Monégasques de rester en L1 la saison prochaine. Mais l’entraîneur brésilien des Rouge et Blanc refuse pour l’instant de l’assurer avec aplomb. «J'ai parfois eu l'impression d'assister à un match de football anglais des années 70, avec de longs ballons vers l'avant. Le maintien est assuré? Oui et non. Mathématiquement non, mais j'espère que désormais on va pouvoir jouer un peu plus libéré».

Les Havrais en ont plein la tête



Des banderoles assassines dans les tribunes, une défaite supplémentaire et une relégation qui les guette à grands pas. Pour les Normands, il est temps que cette saison cauchemar se termine. Le président Louvel, lui, n’en peut plus. «C'est beaucoup de frustration, de déception, d'amertume. Le football est impitoyable. La Ligue 1 est impitoyable, le public aussi. Il peut s'enflammer et vous jeter après. Mais on le sait quand on est dans ce métier. Aujourd'hui, on en prend plein la tête, et moi aussi.»