Bernard bat le record du monde et brise la barre des 47 secondes

NATATION Alain Bernard explose le record du monde du 100 mètres aux championnats de France...

M. Go.
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 Alain Bernard après son record du monde en 46''94 lors des championnats de France de Montpellier le 23 avril 2009.
 Alain Bernard après son record du monde en 46''94 lors des championnats de France de Montpellier le 23 avril 2009. — GERARD JULIEN/AFP

A-t-il seulement remarqué cette petite tape amicale d’Amaury Leveaux sortant de l’eau, vainqueur de la première demi-finale? Pas sûr. Comme avant chaque course, que ce soit une série ou une finale, Alain Bernard est dans sa bulle. Habitué aux départs d’anthologie, le public des championnats de France a mis une longueur à se rendre compte que quelque chose était en train de se passer lors de dette deuxième demie: 9 centièmes d’avance sur le record aux 50 m, le gendarme a mis le turbo. Passée, l’impression fugace qu’il va relâcher son effort sur les 10 derniers mètres et peut-être se réserver pour la finale de vendredi, l’Antibois touche en 46’’94. Pour la 4e fois, il bat le record du monde de la distance reine en reléguant à 11 centièmes les 47’’05 de l’Australien Eamon Sullivan, établis lors des JO à Pékin. 

 


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4e record du monde du 100 m pour Bernard



«Je savais en venant ici que les conditions étaient réunies pour faire quelque chose. J'ai pris beaucoup de plaisir. Etre le premier sous les 47 secondes, c'est mythique...», a déclaré Bernard à sa sortie du bassin au micro d'Eurosport.


Après avoir été le premier homme à nager sous les 48 secondes lors des Championnats d'Europe en mars 2008 à Eindhoven, Bernard franchit en effet une nouvelle frontière. En moins d’un an, il a gagné plus d'une seconde. «Ca montre la grandeur de ce monsieur», constate, bluffé, Frédérick Bousquet. Une performance qui devra encore être homologuée par la Fédération internationale. Car si Alain Bernard n’a pas nagé avec la fameuse combinaison Jaked, il a étrenné, pour son record, une nouvelle combinaison extrême de son équipementier. «Il a juste fait du mieux possible ce qu’il sait faire», a expliqué son entraîneur Denis Auguin. A voir la tête d’Amaury Leveaux, l’œil rivé sur le chrono, le sprint français n’a pas fini d’éclabousser. Et pourquoi pas dès demain, lors de la finale du 100 m?