Le pied de nez des jeunes Canaris

David Phelippeau

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Le bonheur, c'est simple comme un SMS. Dimanche soir, Laurent Guyot, le directeur du centre de formation, a suivi l'évolution de la demi-finale victorieuse entre Nantes et Lyon (4-2) sur son écran de mobile. « J'ai été prévenu minute par minute par Mathieu Bideau, patron du recrutement des jeunes. Depuis qu'on travaille ensemble, on s'est envoyé des milliers de messages, mais le dernier avec le mot "finale", c'est le plus beau ! » Pas sûr en revanche que l'annonce de la bonne nouvelle à Waldemar Kita ait provoqué la même joie. Un président qui, en septembre 2007, déclarait dans Ouest-France en évoquant le centre de formation : « On n'est pas là pour faire office de garderie ! » Un président qui nous confiait il y a peu : « Quand vous avez soixante-dix gamins, que vous payez tous les jours, tous les mois, pendant toute l'année, il faut bien qu'ils vous apportent quelque chose... »

Le 9 mai, le président Kita et tous ses collaborateurs seront invités à s'asseoir dans la tribune d'honneur du Stade de France. Ce « quelque chose », c'est peut-être tout simplement cette invitation... qui laisse penser que la formation nantaise est loin d'être morte ! « Mais Waldemar Kita ne cesse de le répéter, se défend Pascal Praud, le directeur général délégué du FCN. Une marque ne peut pas se couper de ces racines. L'avenir s'écrit avec le centre de formation ! » Et avec les formateurs actuels, tous en fin de contrat ? On en saura davantage fin mai. « En tout cas, j'espère que les décisions finales de la direction tiendront compte de l'ensemble de notre travail, note Laurent Guyot. Notre belle aventure en Gambardella en est un symbole. » W