Les tennismen français déjà à Roland-Garros

TENNIS Les programmes d'entraînement des tennismen varient, entre repos et jeu intensif...

Matthieu Goar

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Le Français Jo-Wilfried Tsonga, vainqueur au deuxième tour de l'Open d'Australie contre Ivan Ljubicic, le jeudi 22 janvier 2009.
Le Français Jo-Wilfried Tsonga, vainqueur au deuxième tour de l'Open d'Australie contre Ivan Ljubicic, le jeudi 22 janvier 2009. — P.Kujundzic/REUTERS

Objectif Roland-Garros. Dans un peu plus d’un mois débuteront les internationaux de France et les tennismen français, à la peine à Monte Carlo, n’ont plus que cet événement en tête. Lundi matin, les agents d’entretien des courts en terre battue de la Porte d’Auteuil ont ainsi vu débarquer Tsonga et Simon. «Jo et Gilles sont venus s’entraîner sur les courts de Roland-Garros lundi matin, explique Patrice Dominguez, le directeur technique national qui a ouvert dès ce week-end les courts de la porte d’Auteuil aux top joueurs. Nous avons pu discuter avec leurs entraineurs Winogradsky et Tulasne. Ils sont maintenant focalisés sur Roland.»

 

Entre blessures, défaites prématurées et semaines d’entraînements spécifiques à la terre battue, les programmes des cinq semaines à venir varient beaucoup en fonction des joueurs. Certains ont choisi délibérément de souffler. Au cœur d’une saison surchargée, Tsonga a ainsi fait l’impasse sur Monte Carlo et Barcelone cette semaine. «Jo a énormément joué en début de saison. C’est bien qu’il souffle un peu pour se ménager», analyse Patrice Dominguez. Simon, particulièrement las à Monte Carlo fait lui aussi relâche cette semaine. Richard Gasquet, de retour de blessure, sera lui de retour sur les courts mardi matin à Barcelone.

 

Discussion entre le coach et son joueur

 

Car dans le même temps, la saison ATP continue à imprimer son rythme d’enfer. Les joueurs ont des points à défendre et une confiance à emmagasiner. «Bien sûr que Roland est l’objectif principal, résume Loïc Courteau, l’entraîneur de Paul-Henri Mathieu, mais il ne faut pas négliger les tournois qui précèdent ce Majeur car il faut gagner des matchs pour arriver en forme». En manque de confiance depuis le début de la saison (une demi-finale à Brisbane puis 8 fois éliminé au second tour), PHM va, lui, jouer 5 tournois sur terre battue avant Roland. «En fait, le programme du joueur est le fruit d’une discussion  entre lui et son coach. Il faut faire du cas par cas. Un top 10 peut se permettre de souffler, pas un joueur en manque de confiance. Et puis il faut s’adapter. Si Paul-Henri avait fait un bon Monte Carlo, on se serait permis de faire l’impasse sur Madrid la dernière semaine. Là ce n’est pas le cas», résume Loïc Courteau, qui sait que le mental d’un champion reste difficilement programmable.

 

En 2008, Gaël Monfils, blessé cette année, n’avait pas passé un 8e de finale sur terre avant d’atteindre les demies de Roland-Garros. Le tennis est rarement une science exacte. Sauf pour un marathonien comme Rafael Nadal, qui va encore cette année jouer tous les tournois sur terre avant le début de Roland.