Discorde à Rennes avant la demi-finale de la Coupe

M. Go.

— 

 Guy Lacombe, entraîneur du Stade rennais.
 Guy Lacombe, entraîneur du Stade rennais. — REUTERS
Tous les fans du Stade Rennais ne pensent plus qu’à elle. Depuis 1971, les Bretons n’ont pas goûté aux joies d’une victoire en Coupe de France. Un trophée qu’ils avaient  gagné une première fois en 1965. Mardi soir, ils vont jouer contre Grenoble une place en finale lors de la première demi-finale de la Coupe de France. De quoi électriser une fin de saison bien morne pour les Rennais relégués à 8 points de la 4e place. «On est à 90 minutes d'une place au Stade de France, c'est une belle carotte», reconnaît le milieu offensif Romain Danzé. «En ville, les gens qui m'arrêtent me parlent en premier de la Coupe de France.»


Un match à suivre en live comme-à-la-maison mardi soir à partir de 20h45


Mais l’entraîneur Guy Lacombe,  dont le contrat se termine en juin, a visiblement d’autres sujets de préoccupation. Lundi, l’entraîneur a tenu à lire un texte devant la presse accusée de déstabiliser le club avant les grands matchs. «Je déplore ne pas avoir le même traitement médiatique que les collègues parisiens et marseillais dans leur réflexion sur une éventuelle reconduction de contrat», a déclaré le technicien approché récemment par Benfica et qui avait rejeté la prolongation de contrat proposé par Rennes en début d’année. «Je tiens à dire que j'ai confiance en M. François Pinault et son fils, comme je crois savoir que M. François Pinault et son fils François-Henri ont confiance en moi également. On n'est pas dans une république bananière» Récemment, le libre Lacombe avait semblé regretter le manque d'ambitions du Stade Rennais, évoquant à plusieurs reprises le fait que le club avait perdu deux joueurs lors du dernier mercato (Sorlin et Wiltord, ndlr) sans les remplacer. Drôle de façon de préparer une demi-finale de Coupe.